Le macronisme dans l’impasse

Par lundi 15 octobre 2018 Permalink 3

Implacablement, semaine après semaine, les faits donnent tort au macronisme. Et ils lui donnent tort à tel point que la présence d’Emmanuel Macron à la tête de l’état ne se justifie pas. Sa mégalomanie au service de l’ultralibéralisme le rend incapable d’affronter les défis qui se présentent et qui demandent cette souplesse intellectuelle dont le président manque. La crise écologique et la crise financière suivie par la suite, immanquablement, d’une crise économique dépassent son seuil de compétence.

La crise écologique, qu’on le veuille ou non, ne se réglera pas par des voitures électriques ou autres gadgets dont les composants seront plus tard responsables inévitablement d’une autre menace. La course derrière les chiffres du pib rendue obligatoire par une augmentation de la population débile, est l’exact inverse d’une politique écologique responsable. Seule la décroissance, au moins maintenant, est la solution pour la pollution. La concurrence non faussée et toutes ces balivernes entraînant des importations grotesques de l’autre bout du monde sous prétexte de globalisation poussent à l’exploitation toujours plus infernale de la planète. Les grandes déclarations politiques des dirigeants occidentaux ne sont que tartuferies puisqu’à aucun moment elles n’envisagent le capitalisme sous un autre angle que celui du néolibéralisme.

Le risque financier s’est une nouvelle fois manifesté la semaine dernière. Toutes les bourses de la planète ont chuté même Wall Street qui jusque là faisait office de refuge. La crise a été contenue à plusieurs reprises depuis 2008. Mais que ce soit cette fois ou celle d’après, elle finira par se matérialiser sans pouvoir être arrêtée. Alors aux dégâts jamais réglés des subprime s’ajouteront ceux qui ont été créés depuis et le crédit à taux 0 avec sa création monétaire qui va avec,  deviendra inenvisageable même en Europe. L’indicatif futur employé ici mériterait peut être un présent  encore mal perçu. Les plaques tectoniques financières se meuvent invisibles, inaudibles, insoupçonnées mais un seul petit mouvement de trop et c’est un tremblement de terre aux tragédies humaines incalculables.

Le XXe siècle a été celui de la croissance et de la foi en la science. Le XXIe siècle n’a pas encore commencé. Il peut devenir celui de la remise en cause catégorique du monde comme il est avec un appauvrissement généralisé et drastique des populations. Les réformes portées par le macronisme sont en dehors de la réalité.

Frédéric Le Quer