Le français simplifié à Saint-Denis

Par mercredi 4 mars 2020 Permalink 1

Je ne résiste pas ce matin alors que les sujets d’actualité sont les mêmes depuis plusieurs jours, à évoquer la campagne municipale du candidat socialiste à Saint-Denis en Seine-Saint-Denis. La quasi totalité de la ville de plus de 100 000 habitants est d’origine immigrée du Maghreb, de la Turquie ou de l’Afrique subsaharienne.

L’aspirant maire Mathieu Hanotin qui veut déboulonner les communistes en place depuis peut-être un siècle (je ne compte pas la parenthèse collabo-doriotiste!) a décidé de traduire sa campagne dans un français simplifié pour mieux communiquer avec l’électeur de base. En cherchant à décrisper le rapport du citoyen de cette contrée du nord de Paris intellectuellement et sociologiquement très lointaine avec son projet électoral, il utilise la sémantique mise au point par des chercheurs pour entrer en contact avec les arriérés mentaux. D’après “Le Parisien” cela donne des phrases comme « Sanctionner les habitants qui abîment la ville », sanctionner, sanctionner, ça me semble un verbe un peut élitiste, peut-être aurait-il dû dire… Battre comme “Battre les habitants qui abîment la ville” un peu clivant certes mais ça aurait rappelé des souvenirs à son électorat. Un autre exemple avec « Garder des magasins proches des habitants, avec de bons produits »: ça me semble bien et question “bons produits” avec un magasin sur 2 qui vend des burkas dans la rue de la République, soit la rue commerciale par excellence, l’objectif est déjà quasiment atteint!

Bon, comme dirait l’autre, avec ça on n’est pas fauchés! Tous ces électeurs au français très approximatif sont donc… français! Ils votent. C’est assez dément! Ces gens n’ont pourtant rien à faire avec la nationalité française mais ces français de papier doivent constituer la base électorale de ce Mathieu Hanotin qui semble lui bien français depuis longtemps.

Cette anecdote sonne comme un raccourci tragique du drame de l’immigration. Les vrais français ont été chassés de la proche banlieue parisienne. Une ville où le lycée concurrençait par ses résultats dans les années soixante, à l’époque de la méritocratie républicaine, les plus grandes institutions parisiennes, est devenue un ramassis d’illettrés mené par des imams ayant passé des accords politiques avec des traîtres à la France. Pour le pire, les collabos des temps modernes sont à Saint-Denis. Ils s’y déchirent autour de la basilique qui a depuis longtemps renoncé à célébrer la messe catholique.

Frédéric Le Quer

PS: en une le genre de combat qui en dit long mené dorénavant à Saint Denis

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