Le dragon pour les asiatiques

Par vendredi 25 mai 2018 Permalink 1

Dans les arts de la Chine, le dragon représente l’un des motifs décoratifs les plus recherchés. L’animal symbolique des pays d’Asie orientale est le maître absolu des nuages et de l’eau. Si le phénix est l’emblème héraldique de l’impératrice, le dragon est celui de l’empereur. Quatre espèces à morphologie différentes sont identifiables: Kiao-lung, le plus connu caractérise le dragon au corps de serpent et à tête de cheval, T’cheu-ling, le dragon sans corne, K’ieu-lung distingue celui à corne et Ying-long est pourvu d’ailes (info Gazette Drouot n°1526).

Le bestiaire fantastique chinois très abondant jusqu’à la dynastie Han (de 206 av. J.C. à 195 ap J.C.) se réduit ensuite au dragon et au phénix. On comprend le rôle majeur du premier puisqu’il est censé faire tomber la pluie et régir la mer et les fleuves dans des régions essentiellement agricoles où la sécheresse alterne avec d’intenses précipitations pouvant provoquer de violentes inondations. Rattaché au culte de la fertilité, les confucéens voit aussi dans sa multiplicité le signe d’un bon gouvernement.

Alors, logiquement, le dragon participe à la décoration d’objets et d’immeubles. Sa présence est plus un porte-bonheur que systématiquement le signe d’une valeur pécuniaire extraordinaire. Néanmoins quand le dragon reproduit devient symbole impérial le moindre petit objet vaut des dizaines de milliers d’euros comme celui ci-dessous, un vase en jade néphrite céladon du XICe siècle de seulement 13 cm de haut vendu par Cannes enchères le 9 mai 2015 36 250 €.SAM_7105

Ci-dessous la boite en laque de cinabre (pigment contre la moisissure et la pourriture) plus importante, h 29 cm, diam 32 cm, du début du XVIIe siècle sculptée des 4 espèces de dragons fit chez Grenoble enchères le 22 juin 2015 147 560 €.SAM_7106

Frédéric Le Quer

PS: En une petite boite en cloisonné sans valeur marchande importante