Le culte du chef, assez!

Par mercredi 27 février 2019 Permalink 3

Macron est partout. “Je suis partout!”, s’exclame-t-il dans les couloirs de l’Elysée avec sa manie de tout ramener aux années 30 et 40. On voit que lui. Le culte du chef, Staline, Mussolini, Hitler et… roulement de tambour, Macron! Les premiers se servaient de l’art pour leur auto promotion. Le nôtre utilise les médias. Autre temps, autres mœurs! Sa photo en gros plan dès qu’on ouvre le poste. L’exégèse de ses bons mots dès qu’on met le son. Les gilets jaunes complices du pire est l’une de ses dernières trouvailles. Le pire, le pire que veut-il dire? Il y va fort. Non, il a raison! Et ça dégoise des heures avec Macron pour seul sujet. Les gilets jaunes en prison. Benalla et Crase en liberté. C’est comme ça. Et puis les juges qui se couchent devant l’exécutif, promus à la cour de cassation. Les autres dans une sous préfecture en banlieue. Et vlan! Les gilets jaunes, tous des antisémites. Pourquoi pas puisque BHL le dit. Mais “le pire”, c’est juste antisémite? Non, non… Racistes, fascistes, sexistes, européistes… Pardon pas européistes, au contraire! Les gilets jaunes des populistes! C’est la vision du monde de Macron. Il y a le camp des bons, lui et ses amis qui n’ont pas besoin de respecter la loi. Et puis le camp des méchants, ceux contre qui on pond des lois qui les mettront en prison. Dura lex sed lex. Ah! Le tyran! Alors le peuple le hait de plus en plus comme lui hait le peuple, d’ailleurs. Ils sont irréconciliables. La réputation de Macron est dorénavant faite. Le président des riches, dur avec les faibles et doux avec les forts. Son charisme sonne faux. Pour compenser, il fricote avec le bon peuple pendant 14 heures au salon de l’agriculture. Plus ridicule, tu meurs. Mais Macron tient quand même la rampe. Il va pourtant bien falloir s’en débarrasser au plus vite.

Frédéric Le Quer