Le confinement

Par mardi 31 mars 2020 Permalink 1

La deuxième quinzaine de confinement commence. L’impression que ce n’est pas près de finir, est partagée. Mais le raz-le-bol s’installe avec des airs politiques.

La privation de liberté est petit à petit remise en cause. Les injonctions venues d’en haut perdent de leur force. A peine pour le moment. Presque imperceptiblement. Juste un état d’esprit qui évolue. Le bien fondé d’une explication qui perd de son pouvoir de conviction. Le “c’est pour votre bien, votre santé” devient un argumentaire plus fragile. Rien ne prouve que la pratique du confinement en Chine ait marché. Le pays est bouclé. Le nombre de victimes du covid-19 est totalement inconnu et difficile de croire que le virus a disparu comme par enchantement. L’exemple est bancale. Le problème est qu’il n’y a qu’un seul exemple de confinement soi-disant réussi; c’est celui-ci. Il n’y en a pas d’autres. Nulle part.

Et nous, en Europe, on court derrière un groupe témoins chinois comme s’il était scientifiquement indiscutable alors qu’on ne sait que ce que veut bien nous en dire un pays totalitaire. C’est un peu fou. En Italie la mortalité ne cesse de croître. En Espagne pareil. En France pareil. Qu’est-ce que ce confinement qui ne sauve personne?

Sa seule conséquence évidente est que, dans ces pays, l’économie est par terre. C’est affolant de se promener dans une grande ville et d’y voir le néant. ça fait peur. La beauté du moment est largement ternie par ce qu’on imagine venir par la suite. Le choc d’offre, le choc de demande, aucun économiste ne sait très bien. Quelque soit le choc, de toute façon, les citoyens paieront. Très cher. Très très cher toutes ces semaines de marasme.

Le coronavirus est maintenant utilisé par l’oligarchie. Le régime teste aujourd’hui sa capacité à être obéi. Demain il va tester sa capacité à appauvrir drastiquement sa population. Et tout ça pour notre bien? Non. C’est sûr que non. Le peuple va morfler.

Frédéric Le Quer

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