Le bilan de la réunion de Bruxelles

Par Samedi 30 juin 2018 Permalink 1

Le texte final de la réunion de Bruxelles sur les migrants marque l’échec des mondialistes immigrationnistes. Comment pouvait-il d’ailleurs en être autrement? A partir du moment où les souverainistes décidaient de ne rien céder, il ne restait qu’une solution à l’Union Européenne pour sauver la face: accepter les conditions de l’Italie, du groupe de Visegrad et de la Bavière pour les allemands afin de pouvoir rédiger un communiqué commun qui faisait semblant de montrer un accord pour ne pas acter la division radicale entre les points de vue. L’un des plus importants reculs se situe avec la fin de la libre circulation des migrants à l’intérieur de l’espace Schengen. La CSU le voulait absolument, la CSU l’a obtenu par Merkel qui ainsi sauve sa place de chancelière pour quelques mois. Mais évidemment le point clé, le corollaire du précédent, est le retour quoiqu’il est dit, aux frontières nationales puisque chaque pays est dorénavant libre d’accepter ou non des migrants. La désunion au niveau de la politique migratoire est officiellement actée et c’est une brèche dans l’Union Européenne. S’il s’agit aujourd’hui des migrants, demain il s’agira des banques, de la financiarisation, du libre échange de certaines marchandises ou d’une certaine main d’oeuvre ou tout autre sujet clivant.

On s’amusera aussi à remarquer comme ce pauvre Macron, notre intellectuel de choc, n’a strictement rien compris à ce qu’il a signé! Il était tout content à 4 h du matin et de plus en plus déconfit au fur et à mesure que la journée s’est avancée. “Eh non, Manu, ce n’est pas un succès pour ta politique européenne, très loin de là… C’est un échec cuisant! Personne ne t’a écouté, même pas Merkel dont le fauteuil était en jeu. Personne n’en veut de tes hot spots et de tes idées loufoques! Puis le Conte dont imbécilement tu as dit pis que pendre, t’a bien roulé dans la farine! Et le hongrois aussi!”

Résultat des courses: chaque pays fera ce qu’il veut avec les migrants qui atteindront le sol européen. Mais pour qu’ils n’y parviennent pas on compte sur un état failli, la Libye!

Frédéric Le Quer