L’après covid

Par mercredi 6 mai 2020 Permalink 1

Il semble maintenant acquis qu’il n’y aura pas de deuxième vague de covid-19 avant l’automne et encore si elle arrive. Tous les pays occidentaux ont passé le pic de l’épidémie et le fameux graphe en forme de cloche prend forme partout. Pourtant le gouvernement Philippe s’entête à enliser le pays dans un marasme économique mortifère au lieu de se dépêcher à le faire revivre avant qu’il ne sombre à nouveau éventuellement. La France est économiquement la nation la plus meurtrie de l’Union Européenne et sa “grecquisation” avance inéluctablement. Macron qui se voulait devenir le président de la libération des énergies, de l’encouragement aux forces vives, devient celui de la paralysie, du dessèchement du système. Son mandat est un arbre mort.

Au lieu d’appréhender l’après covid avec dynamisme, la France y va à reculons. Et ce n’est pas la faute des français. La propagande officielle passe son temps à effrayer les citoyens qui, déjà pas très enthousiastes à reprendre le collier, se retrouvent stresser par la simple idée d’aller dehors. Les gestes barrières au lieu d’être présentés comme nécessaires et suffisants pour reprendre une vie normale apparaissent incomplets avec la mise en place d’incongrus départements rouge, orange, vert et l’entrave à la liberté de circulation à travers tout le pays. Le principe de précaution est un boulet qui sclérose la décision politique à tous les niveaux d’autant plus que le président de la république lui même qui montre l’exemple, a l’air de s’interroger sur la réussite du déconfinement à force de déclarer que tout va bien se passer.

Décidément la France est vieille et sa peur de la mort l’empêche de vivre. C’est la meilleure façon de s’effondrer. La population est trop importante drainant trop d’inactifs juste là pour faire plaisir au patronat. Le pays n’a plus que des secteurs d’activité que la crise sanitaire nous a démontré être pour la plupart inutiles sauf pour faire de l’argent en faveur de quelques uns. Quant à ce qui est devenu son seul atout, le tourisme, le gouvernement a décidé de le paralyser.

La reprise économique en V qui eut pu être possible dans un autre contexte psychologique se transforme en un L qui annonce le pire pour l’avenir. Alors l’après covid promet un taux de chômage qui explose, un état protecteur déliquescent avec des retraites et allocations de toutes sortes versées un peu comme en Grèce, un mois oui, un mois non… Houellebecq dit que l’après covid sera pire qu’avant. En effet, c’est sans doute la mort du petit cheval qui s’annonce.

Frédéric Le Quer

PS: photographie en une de Luc Perrot

Laisser un commentaire ?