L’année du doigt d’honneur

Par vendredi 3 janvier 2020 Permalink 1

Quelques personnages de la scène internationale débute l’année avec le majeur levé pour dire à leurs ennemis d’aller se faire voir (remarquez comme je reste poli!!!).

Mentionnons d’abord le pape François! D’un rictus mauvais et d’un geste brutal, il s’est débarrassé d’une fidèle trop empressée à lui serrer la main lors d’un bain de foule de la nuit de la Saint Sylvestre. C’est un peu de sa vérité que le souverain pontife laissa là échapper, une vérité très éloignée de la miséricorde de Dieu. L’homme de pouvoir imbu de ses prérogatives terrestres démontra par son agressivité tout l’écart qu’il pouvait y avoir entre lui et les préceptes essentiels à son église. Chacun avait déjà compris que le costume papal était bien trop grand pour lui. Le monde entier voit à quel point l’ambitieux François se sent autoriser à afficher son mépris pour ses congénères.

Au tour de Donald Trump de tweeter un drapeau américain comme une manière de faire un doigt d’honneur à l’Iran après l’assassinat du général iranien Soleimani. En réplique à l’attaque de l’ambassade américaine à Bagdad, démonstration de force des pro iraniens en Irak, les menaces de Trump furent immédiatement suivies d’effets. Ce meurtre sans coup férir laisse la communauté internationale pantoise mais les Etats Unis prouvent encore qu’actuellement au lieu de s’aplatir, ils savent montrer les muscles. A bon escient. Ils ont tout à gagner de cette attitude qui les fait respecter de leurs ennemis.

Finissons pour ne pas être trop long par notre Macron national. N’est-ce pas un magnifique doigt d’honneur qu’il fait aux syndicats et à la partie du peuple qui est dans la rue, en grève contre sa réforme des retraites, quand il élève Jean-François Cirelli président de Black Rock France au grade d’officier de la légion d’honneur. Les tenants de la retraite par répartition n’ont qu’à bien se tenir. L’avenir est à celle par capitalisation. Macron (derrière le choix de Philippe, il y a évidemment le président) assume ses liens étroits avec le grand patronat quitte à aggraver la lutte des classes en cours. Il me fait de plus en plus penser à l’ignoble Adolphe Thiers.

Tous les doigts d’honneur ne se valent pas!

Frédéric Le Quer

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