L’affaire des otages

Par lundi 13 mai 2019 Permalink 4

Demain mardi sera le jour de l’hommage national aux deux militaires français tués dans l’opération au Burkina Faso consistant à libérer les otages kidnappés au Bénin le 1er mai, soit 600 km plus au sud. Pourquoi le président Macron s’est-il précipité à donner l’ordre de libérer ces personnes qui n’étaient déjà plus sur les lieux de leur enlèvement mais dans un pays encore plus instable que le Bénin?

Les djihadistes musulmans se rapprochant de l’océan Atlantique, depuis 2016 des rapports alarmants sur la situation béninoise sont diffusés. Le Burkina Faso, au nord, de son coté, est constamment en proie à la violence islamiste. Al Qaida et EI, loin de se combattre, s’entendent pour enlever, assassiner, détruire. Bref, ces deux pays sont en voie d’être pris en main par les deux groupes terroristes musulmans. La région est en ébullition.

Passons sur l’idée saugrenue d’aller là-bas en vacances! La bêtise humaine est incommensurable… Mais revenons sur la décision présidentielle de vite libérer ces écervelés! La raison qui est de dire qu’il faut immédiatement agir tant que les otages sont sur les lieux de leur kidnapping ne tient pas puisqu’ils en étaient partis. Qu’espérait donc Emmanuel Macron? Comment oser penser qu’il était prêt à mettre la vie de nos militaires en danger pour des raisons électoralistes? C’est vrai qu’à quelques jours des européennes, une opération réussie eut fait de lui un chef de guerre, un dur, un vrai, un tatoué. Réaction rapide et problème réglé. Un homme de décision. Un homme qui sait trancher. D’ailleurs jusqu’à vendredi, l’Elysée comptait mettre les petits plats dans les grands pour recevoir les otages libérés. Puis la polémique commença. Puis la tragédie des hommes tués prit le pas sur l’heureux dénouement. Marche arrière toute. Macron accueille quand même les bras cassés, mais le véritable événement sera encore une fois pour saluer des soldats français morts en mission.

Alors Macron a-t-il du sang sur les mains, un sang plus dégueulasse encore que les autres, un sang dans l’espoir de gagner une élection, dans l’espoir de ne pas être battu par Marine Le Pen? A vous de juger. Personnellement je continue à penser que notre président n’est pas quelqu’un de bien.

Frédéric Le Quer