La sénescente présidentielle américaine

Par vendredi 21 août 2020 Permalink 1

L’élection présidentielle américaine est très loin de proposer un choc de titans! Deux vieillards se disputent le pouvoir suprême, celui sur le monde… Enfin de moins en moins!

Joe Biden vient d’être nommé à la convention démocrate. Ses détracteurs affirment qu’il est atteint d’une pathologie gravissime en particulier pour un éventuel leader des Etats-Unis, je veux parler de démence sénile. Il a 78 ans et fait physiquement son âge. Intellectuellement les partisans de Bernie Sanders n’ont jamais cessé de mettre en avant le déclin cognitif qui peut se transformer en Alzheimer, de leur concurrent Biden, faisant ainsi le jeu de Trump, au moment des primaires. Actuellement l’épidémie de covid-19 est le prétexte pour le candidat démocrate de s’exprimer qu’assez rarement à l’oral ce qui de toute façon l’arrange puisqu’il bégaye et commet de nombreuses gaffes verbales. Certains affirment que sa colistière, Kamala Harris, deviendrait rapidement présidente des Etats Unis si il était élu. Son discours d’investiture, hier, s’est néanmoins passé sans accroc. Les démocrates respirent.

Donald Trump sera nommé la semaine prochaine à la convention républicaine. Sa santé mentale est aussi sur la sellette. Des psychologues et psychiatres, qu’on n’imagine pas républicains, ont réclamé l’invocation du 25 e amendement de la Constitution américaine afin qu’il soit déclaré inapte par les membres de son cabinet, destitué et remplacé par son vice président Mike Pence.  En vrac, ils décèlent un cas pathologique avec facultés en déclin pour la pensée complexe, discours décousu, difficulté à compléter une pensée, difficulté à lire, écouter et comprendre, épisodes de troubles de l’élocution, capacité déclinante de jugement, de planification, de résolution de problèmes et perte de contrôle des impulsions. Rien que ça! Néanmoins, lui semble attendre impatiemment des joutes oratoires contre son adversaire qui, par contre, a plutôt l’air de reculer devant l’obstacle…

La distribution n’a donc rien d’excitant mais elle met au moins en avant le débat honorable souverainisme contre mondialisation et ce n’est pas sûr que notre future présidentielle française nous gratifie d’un tel choix idéologique. L’incarnation de ces deux doctrines est en revanche à la limite du grotesque. Les américains réussissent le tour de force de transformer un grand classique en cinéma pop corn. Le visionnage amuserait surement Xi Jinping et Vladimir Poutine s’il ne s’agissait pas de la première puissance nucléaire…

Frédéric Le Quer

 

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