La rencontre Juncker – Trump

Par samedi 28 juillet 2018 Permalink 1

Jean Claude Juncker a, après quelques minutes d’entretien, trouvé cette semaine un accord commercial avec Donald Trump. Magnifique efficacité! Il était en mission pour les allemands et rien ne comptait plus que de sauver le soldat Merkel en très grande difficulté dans son pays. En effet, l’industrie automobile allemande est la première menacée par la guerre commerciale lancée par les Etats Unis contre l’Union Européenne. Un allemand sur sept en dépend. Il s’agissait donc de continuer à voir rouler des BMW, des Mercédès, des Audi et des Porsche à 100 km/h sur les autoroutes américaines. Ayant vu Trump peu de temps auparavant, Merkel avait probablement grandement préparé le terrain en sacrifiant tel ou tel secteur économique d’un pays voisin du sien pour sauver ses intérêts nationaux. Mais il s’agissait de sauver les apparences en mettant Juncker en première ligne pour épargner la susceptibilité des autres chefs d’état européens et particulièrement celle de Macron. La chancelière allemande peut maintenant se prévaloir devant son peuple d’avoir efficacement protégé son industrie fétiche et c’est une carte qui lui servira à se maintenir au pouvoir.

Encore une preuve, s’il en fallait, que l’Allemagne est la dirigeante réelle de l’Union Européenne! Inéluctable puisque c’est économiquement la plus forte et que la France reste au fond du trou avec une croissance du PIB catastrophique malgré la politique de la BCE. L’exécutif de l’UE roule donc pour nos “amis” d’outre Rhin et ce, sans même se préoccuper des intérêts des autres états membres. La réaction française est symptomatique. Le Maire et Macron laissés à l’écart de ce qui vient de se négocier subodorent déjà de voir la France et particulièrement son agriculture en être la victime. Les dénégations de Bruxelles n’y font rien. Quand Tusk et Juncker se félicitent et que les allemands sont aux anges, les français trinquent!

Les engagements pris d’autorité par la commission européenne dont Juncker est le président, sont complètement antidémocratiques et prouvent, une fois de plus, la dérive despotique prise par cette institution. Quant à notre chef d’état et à notre gouvernement, ils joueront à la prochaine réunion des 27 états membres de l’UE aux ravis de la crèche en cherchant mensongèrement à faire croire à la population qu’ils ont assuré l’essentiel.

Frédéric Le Quer