La policière Maggy Biskupski

Par mercredi 14 novembre 2018 Permalink 3

La policière Maggy Biskupski s’est suicidée. C’est le soixante et unième policier ou gendarme depuis le début de l’année à se donner la mort. Même si, les causes sont probablement multiples, le phénomène reflète une angoisse des fonctionnaires professionnels du maintien de l’ordre.

L’état, nos dirigeants politiques, a décidé d’accepter une situation désormais claire mais non dite. Certaines zones en France ne sont plus soumises aux lois de la république. Cette lâcheté des supérieurs et des élus participe, par ses conséquences, très largement à la cause du malaise dans la police. Cette dernière ne pénètre plus ces territoires en temps normal ne s’y rendant, comme les pompiers ou le samu d’ailleurs, qu’avec gilets pare-balles, en cas de rixes trop appuyées provocant des incendies, des blessés graves, voire des morts. Les français sont outrés par cet état de fait qui nuit en plus à leurs déplacements. La police et la gendarmerie perdent de leur aura et l’opinion publique accepte de moins en moins d’être verbalisée pour des contraventions ou de petits délits alors que la population issue de l’immigration, puisque c’est d’elle dont il s’agit, se voit libre de commettre toutes les infractions à la loi qu’elle veut. Ce deux poids deux mesures est intolérable. La police en fait les frais même si les hommes et les femmes de terrain n’en sont pas directement responsables.

Par ailleurs, un policier, dans l’exercice de ses fonctions, est souvent plus culpabilisé qu’un coupable quand l’arrestation tourne mal. La peur du soulèvement des banlieues paralyse l’action politique laissant le policier abandonné. Pire, la hiérarchie s’en prend à ceux comme Maggy Bikupski qui dénoncent l’incroyable situation. Tout un corps de métier est complètement dégoûté.

La conséquence du laisser aller dans les zones si justement appelées de non droit est qu’en France plus personne n’obéit de bon gré à la loi puisqu’elle n’est plus la même pour tous.

On ne voit pas les Castaner ou Philippe qui jouent les gros bras devant les gilets jaunes améliorer la situation. Les policiers seront pour encore longtemps au bord de la dépression.

Frédéric Le Quer