La pléiade pour Gary la démission pour Macron

Par vendredi 10 mai 2019 Permalink 1

Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable, Emmanuel Macron. C’est ce que disait hier en substance Marine Le Pen à David Pujadas sur LCI en parlant du président de la république qui veut mettre tout son poids dans l’élection du parlement européen. Je fais référence à Romain Gary parce que l’écrivain entre dans la collection La Pléiade. Normal. On remarquera toutefois au passage que le monde de l’édition apeuré par tout ce qui n’est pas politiquement correct, tétanisé à l’idée de déplaire à ceux qui lui donnent des subventions, du gros argent et des passe-droit (cf Françoise Nyssen ex ministre de la culture), n’a plus que l’histoire de la littérature pour faire encore un peu parler de lui en bien et pour vendre des livres. Complètement disparus les tirages formidables que le XIXe siècle et même parfois le XXe connaissaient… Pour ça, il faudrait du courage et de l’originalité. Regardez par exemple “Le grand remplacement” de Renaud Camus! D’accord ou pas avec la thèse, le livre incontestablement marque l’histoire des idées. Et bien l’auteur a dû le publier par lui-même. A contrario, regardez Bernard Henri Lévy! Il bénéficie de subventions de centaines de milliers d’euros via arte, France télévision et tutti quanti, pour publier et jouer une pièce de théâtre qui n’intéresse personne! Et dire que nos impôts servent à engraisser BHL!!!

Bref, le monde est injuste! Quant à la cheffe du Rassemblement National qui veut y mettre un peu de justice (lol!), elle pense que si le parti LAREM n’arrive pas gagnant au prochain scrutin son leader de fait doit démissionner de ses fonctions présidentielles. L’argument n’a rien de choquant, au contraire. Ce serait salutaire pour la vigueur démocratique de notre pays. A partir du moment où Macron s’engage aveuglément en faveur d’une partie des français contre une autre, il n’est plus le président de tous les français et donc s’il est désavoué aux élections, il doit partir. Mais on sait que l’esprit de la Ve république a été corrompu par les manières de Mitterrand. Macron accroché au palais de l’Elysée comme une moule à son rocher ne quittera ses fonctions que complètement acculé par le peuple. Une petite élection de second ordre ne le fera pas bouger d’un iota! Même s’il a moins de 20% des suffrages et la dynamique des sondages va dans ce sens, il restera. Aussi pourquoi reprocher aux français leur détestation (on dit désamour en nov’langue) du monde politique? Toujours dans l’intéressant interview de Marine Le Pen, celle-ci expliquait, avec le sourire entendu de Pujadas, que concernant les aéroports de Paris, la pétition pour un référendum aura beau rassembler le nombre voulu de signatures, rien ne dit qu’il y en aura vraiment un puisque celui-ci dépendra uniquement ensuite du bon vouloir des parlementaires!

Décidément, les gilets jaunes vont devoir redoubler de vigueur pour mettre un terme à ce pouvoir inique. A l’intérieur de la police le débat sur la répression existe bien et la base est de plus en plus mal à l’aise. Une anecdote pour conclure: Le jour où le nouveau préfet de police de Paris, Lallement, a quitté son affectation de Bordeaux pour la capitale, ses hommes ont sablé le champagne trop heureux d’en être débarrassés…

Frédéric Le Quer

PS: en une la carte des lieux de pouvoir en perspective du grand jour!