“La peur est pire que le mal”

Par lundi 28 septembre 2020 Permalink 1

Les français seraient rassurés par des mesures sanitaires contraignantes contre l’épidémie de covid-19 d’après les débateurs télévisés professionnels comme le politologue Roland Cayrol  ou les journaux diffusant la propagande d’état. L’assertion aussi gratuite que péremptoire autorise les excès subis actuellement sous prétexte de légitimité démocratique. Elle n’est pas neutre mais participe, au contraire, de l’embrigadement.

Si le confinement de la première saison de coronavirus a en effet été bien respecté, la deuxième saison s’annonce plus compliquée. A Marseille l’élue municipale Samia Gali appelle déjà les cafetiers restaurateurs à la désobéissance civile. La maire et le président de région sont plus nuancés, mais contestent devant le tribunal administratif le décret préfectoral obligeant les cafés-restaurants à fermer. La corporation manifeste déjà, ce matin, devant le tunnel du Prado Carénage, le rendant inaccessible aux voitures. Les clients déclarent à qui veut les entendre que si les terrasses sont désormais fermées à Marseille, ils iront à Cassis boire un verre entre amis. A Paris les bars qui devraient fermer à 22 h, s’organisent tous pour proposer aux clients très demandeurs une assiette de charcuterie et une salade qui leur permettront de rester ouvert!

Il est difficile de voir un consentement à la loi au travers de ces réactions. Les gens ont décidé de revivre normalement. Un proverbe allemand du XIVe siècle disait que la peste s’attaque à ceux qui ont le plus peur. Les français ne veulent plus avoir peur du coronavirus car comme l’a encore dit Didier Raoult ce matin sur RTL, “la peur est pire que le mal”. Le gouvernement n’a jamais su, jusque là, la gérer avec intelligence, subtilité. L’autoritaire Jean Castex prouve déjà qu’il n’en a pas les capacités avec ses mesures liberticides unilatérales. Sa dictature sanitaire exaspère et chacun sent bien confusément que le principe de précaution dont il se pare est surtout là pour diminuer sa peur pénale bien ancrée dans son esprit en cas de procès à venir contre l’état intenté par des victimes.

En attendant le professeur Philippe Parola a décompté depuis juin 10 morts en réanimation dans l’ensemble des hôpitaux de la ville de Marseille.

Frédéric Le Quer

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