La pathétique fin d’Angela Merkel

Par Mardi 3 juillet 2018 Permalink 6

Il y aura bientôt des centres de transit pour migrants à la frontière germano-autrichienne. A l’automne 2015, Angela Merkel lançait son fameux “wir schaffen das” (nous allons y arriver) et ne livrait pas seulement son pays mais toute l’Union Européenne, et sans concertation, à une immigration de masse venue du moyen-orient et d’Afrique. Moins de 3 ans plus tard, l’Allemagne n’y arrivant pas, referme ses frontières et laisse se démerder les autres pays avec une crise migratoire dont elle est en partie responsable.

Merkel, du début à maintenant, n’a jamais eu de vision prospective. La politicienne qui s’enflammait dans sa politique d’accueil, s’est, hier soir, tel un soufflet, dégonflée devant Seehofer et la CSU pour en arriver à prévoir la construction de ce que la gauche radicale allemande appelle déjà des camps d’internement de masse. On est très vite sur cette question au point Godwinn! Angela Merkel a cédé pour rester au pouvoir. Essaye-t-elle de gagner du temps dans l’attente de la construction des centres? C’est peu probable puisque Seehofer le patron de la CSU devra d’ici octobre avoir montré les preuves de sa victoire aux bavarois pour les élections régionales. Non, en fait, quoiqu’en disent les médias idolâtrant Mutti, la chancelière a préféré complètement revenir sur ses actes passés pour rester au pouvoir. Sa fin de règne est de moins en moins glorieuse. Elle s’accroche à son job comme un naufragé s’accroche à une bouée de sauvetage. Elle est prête à toutes les compromissions pour ne pas le quitter. C’est tragique quand on pense au destin de cette femme. C’est lamentable quand on pense que les allemands et les européens devront subir maintenant des décennies durant l’islamisation de leurs contrées en partie à cause d’elle.

Maintenant la cour européenne devra se prononcer sur la légalité des camps de transit. L’Autriche qui préside pendant 6 mois l’UE, ne veut pas, comme l’accord Merkel-Seehofer le prévoit, récupérer les migrants qui s’étaient enregistrés chez elle. Le SPD dans la coalition gouvernementale va devoir avaler encore une couleuvre puisque, vue sa faible popularité dans l’opinion, on le voit mal vouloir rejouer une élection législative. Mais Angela Merkel s’est réveillée ce matin à la chancellerie et c’est tout ce qui compte pour elle.

Frédéric Le Quer