La mort de Belmondo

Par mardi 7 septembre 2021 Permalink 1

Belmondo est mort et c’est encore un peu d’une France française qui part, une France non sectaire mais une France assimilationniste dont l’histoire est remplie de grands hommes venus parfois d’ailleurs et devenus irrévocablement français, cette France où l’immigration n’était pas un sujet puisque les immigrés allaient devenir français ou sinon repartiraient.

Cette disparition ramène à ce que les dirigeants politiques ont renoncé depuis quarante ans, faire des immigrés des gens dont on ne sait pas qu’ils le sont, faire des immigrés des français. Le jeune Jean-Paul est devenu l’ambassadeur à travers le monde du pays que son père avait adopté. C’était les années 60 et 70.

Dorénavant les deuxièmes et troisièmes générations d’immigrés continuent d’être du pays de leur parents ou de leurs grands parents sans jamais se sentir français, en étant simplement des français de papiers.

La mort de Belmondo vient alors en résonance avec les propos de la mère de Shaina, à lire dans le journal Le Monde d’avant hier, dont la  fille, victime d’un viol collectif il y a deux ans, a été poignardée et brûlée vive, qui déclare qu'”ici c’est comme en Afghanistan”. La France est devenue un territoire en friche où l’on entre sans avoir besoin de se départir de ses mœurs d’origine et en en rejetant la culture. La France, c’est comme en Algérie ou au Maroc ou au Mali ou n’importe où mais ce n’est plus la France puisqu’elle a renoncé.

Belmondo, Lino Ventura, Michel Piccoli, Marina Vladi, Romy Schneider, Dalida, Omar Sharif et tant d’autres il y a 50 ans, ont fait rayonner la France. Les immigrés d’aujourd’hui la font sombrer un peu plus chaque jour.

Adieu Jean-Paul Belmondo, personne ne vous remplacera.

Frédéric Le Quer

 

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