La journée de l’Europe

Par jeudi 9 mai 2019 Permalink 6

Le 9 mai est la journée de l’Europe. Un hymne, un drapeau, une monnaie, une journée. Tout est artificiel sauf la monnaie qui a bien eu tout le monde. L’Union Européenne a pourtant entraîné de l’engouement. Dans le temps. Au cours des années 70 et 80, la mode s’en est même emparée. Puis les choses ont tourné au mensonge. Quand les peuples y ont cru vraiment, le moment était venu de les blouser. Quand l’idée du possible, de la fraternité, de l’ouverture fut bien ancrée dans les esprits, les accapareurs sont sortis du bois et ont profité de l’aveuglement béat des populations pour aligner des pions disposés pour seulement accroître les profits de quelques uns au dépens du plus grand nombre. L’UE est l’histoire d’un amour déçu. Il ne pouvait être que déçu car l’amour est aveugle. Quand les européens se berçaient d’illusion en croyant à la concorde, l’harmonie, la sympathie réciproque, chez d’autres résonnaient déjà le bruit des machines à sous, le son mélodieux du jack pot. Et pour qu’un petit nombre gagne, le plus grand nombre devait perdre. C’est ce qui s’est passé. Maintenant les peuples européens s’éveillent et frémissent devant le monstre engendré. Toutes ces décennies pour ça! La libre circulation de tout est la vraie divinité européenne. En fait, le 9 mai n’est que la journée de la libre circulation de tout, êtres humains, marchandises, services, pour que la ploutocratie prospère sur le dos de tous. Quelle horreur! L’enthousiasme, la foi ont engendré l’accaparement, l’uniformisation des modes de vie, l’appauvrissement intellectuel qui va avec, la remise en cause systématique de tous les avantages sociaux obtenus en un siècle, le phénoménal accroissement des inégalités, la perte absolue d’exigence vis à vis du savoir et de la culture. Seul compte l’argent. Le néolibéralisme est la grande affaire de l’Union Européenne. Elle est devenue l’outil juridique de l’exploitation des masses, de leur mise sous coupe réglée. Non, aucune démocratie en dehors des traités et pour ça la répression doit devenir un moyen de gouvernance que l’européiste Macron utilise déjà.

Frédéric Le Quer

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