La fusion Alstom Siemens

Par jeudi 7 février 2019 Permalink 1

Suite au veto de la Commission Européenne, la fusion Alstom Siemens n’aura pas lieu. Il y a eu divergence de point de vue entre d’un coté la France et l’Allemagne, de l’autre la Commission Européenne. Quand les premiers mettent en avant un éventuel géant chinois prêt à tailler des croupières à notre industrie, la seconde pense que le risque n’existe pas pour le moment. Les gouvernements français et allemands sont mécontents. Les actionnaires dont Bouygues, aussi. En France, l’opposition souverainiste est satisfaite et les syndicats d’Alstom sont soulagés.

Les syndicats craignaient un plan social allant de paire avec la constitution d’un géant industriel. Ils sont dans leur rôle. Plus intéressantes sont les opinions de Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. La première ne semblait pas être a priori contre le rapprochement mais trouvait le coté français désavantagée. Le second pensait radicalement qu’il faut protéger les fleurons nationaux.

Plus les multinationales sont grosses, plus, automatiquement, elles portent atteintes à la démocratie. Beaucoup d’entre elles ont un pouvoir bien supérieur à celui de beaucoup d’états, en conséquence plus très souverains. La justice sociale est bafouée. La propagande qu’elles développent devient incontrôlable. S’y opposer est presque impossible. L’exemple de nos géants nationaux qui ont, grâce à leurs médias, phagocyter l’élection présidentielle est caractéristique. Actuellement, encore, la révolte sociale y est décrédibilisée autant que faire se peut.

Néanmoins de nos jours il reste possible de s’opposer et d’être lu par les lecteurs curieux désireux d’un autre point de vue. Néanmoins, de nos jours, les grandes entreprises gardent une certaine retenues vis à vis de leur attitude envers les salariés à cause de la peur qu’elles ont de voir leur image dégradée (elles ont payé pour voir, exemple France Telecom). Moins il y aura d’entreprises suite à leurs fusions, plus il sera difficile de les contester. Moins il y aura d’entreprises, mieux elles contrôleront leur image sans souci de leur violence vis à vis de ceux qu’elles emploient.

Le refus systématique des fusions entre déjà grandes entreprises devraient être la règle pour le bien des citoyens. Les distorsions de concurrence vis à vis des régions du monde qui n’appliquent pas cette règle, se solutionnent par les droits de douanes. Comme le souverain est celui qui décide, le peuple doit se dépêcher de se reprendre en mains.

Frédéric Le Quer

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