La France Insoumise se distingue

Par jeudi 1 février 2018 Permalink 3

Ce premier février voit la France Insoumise sur au moins deux fronts: la question du burn out et celle concernant l’éducation nationale.

François Ruffin proposait ce matin au palais Bourbon de considérer le burn out (stress post-traumatique, dépression ou anxiété généralisée) comme une maladie professionnelle. Cette idée, à l’évidence frappée au coin du bon sens, on se souvient bien sur des drames dans quelques sociétés du type France télécom ou Lidl, n’eut pas l’heur de plaire aux parlementaires qui rejetèrent la proposition de loi de leur confrère. Quand j’écris les parlementaires, il s’agit en fait uniquement des parlementaires République En Marche car Les Républicains y étaient favorables. Mais l’ultralibéralisme du partie du président des riches interdisait d’augmenter les cotisations des multinationales couvrant les maladies professionnelles. Une autre pathologie eut obligé à cette dépense et sans doute vaut-il mieux exonérer d’ISF le capital mobilier que protéger ceux qui produisent les richesses…

Les facs de Toulouse, Jussieu, Lille, Rennes et quelques lycées sont aujourd’hui bloqués. La jeunesse estudiantine en a après la future réforme concernant l’accès à l’université qui semblerait compliquer l’orientation des élèves. La tactique gouvernementale est d’aller vite mais la France Insoumise tenterait d’après le gouvernement de manipuler les élèves pour empêcher cette énième réforme de notre enseignement. C’est surement vrai, à part la FI ce ne sont pas le PS ou le PC qui en sont capables! La question est maintenant de savoir si ces jeunes auront plus d’audace que leurs aînés qui, à l’automne dernier, ont laissé passer la loi travail comme une lettre à la poste. Aller vite et sidérer l’opinion publique est dorénavant la manœuvre utilisée par nos dirigeants pour obtenir ce qu’ils veulent tout en tolérant de moins en moins la contradiction. Ce serait bien que les jeunes qui délaissent les urnes montrent à cette occasion qu’ils ne sont pas pour autant dépolitisés et commencent maintenant un mouvement dont personne ne peut prévoir l’issue.

On s’aperçoit que la France Insoumise exerce son droit à s’opposer. On attend maintenant Laurent Wauquiez qui, facilement élu à la tête des républicains, doit décliner ses idées apparemment souverainistes sans s’occuper du ventre mou de son parti car il est largement temps de combattre le gouvernement sur tous les fronts.

Frédéric Le Quer