La France d’Emmanuel Macron

Par Mercredi 16 mai 2018 Permalink 1

Dans la France d’Emmanuel Macron de ce mois de mai 2018, la population a le devoir de se partager en deux groupes tout à fait conciliables avec d’un coté les footeux passionnés, forcément passionnés, par une finale de coupe d’Europe entre Marseille et Madrid, et de l’autre les mordus de royauté enflammés, forcément enflammés, par un mariage princier concernant un xième rejeton des Windsor. L’abrutissement des masses bat son plein. Les grèves qui se multiplient aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public, les attentats islamistes qui font des morts et des blessés n’importe où en France à intervalle de plus en plus rapproché, l’envahissement du pays par des immigrés avec la complicité des dirigeants, l’inaccessibilité d’une partie de plus en plus vaste du territoire national pour cause d’insécurité, le virage ultralibéral de notre économie qui jette aussi bien dans la peur ceux qui ont un travail que ceux qui n’en ont pas, les taux zéro qui ne peuvent à terme que laminer les pensions des retraités, etc, etc, la liste n’est pas exhaustive, loin de là, et bien tous ces sujets sont mis sous le boisseau.

L’info people et sportive laisse cependant de la place régulièrement à la critique obstinée, virulente, délirante de tous les chefs d’état et gouvernements souverainistes entravant la bonne marche de la mondialisation, la bonne marche vers la dictature. Tous ceux qui osent glorifier l’identité nationale, tous ceux donc qui limitent la distance entre les citoyens et leurs dirigeants, tous les démocrates en somme, sont qualifiés du soi-disant infamant qualificatif “populiste”. Dans la bouche des élitistes tenants de la globalisation, populaire et vulgaire forment un tout qu’ils se targuent de regarder de haut en faisant croire qu’ils veulent le bonheur de tous alors qu’ils ne tiennent qu’à leurs propres avantages. Mais la propagande manipule si bien les esprits que les peuples ne savent plus où ils en sont et se bornent complètement perdus, un peu hébétés aussi, à regarder des milliardaires shooter dans un ballon ou s’épouser pour le meilleur.

Frédéric Le Quer

PS: On m’informe que la fille sur l’image en une n’est pas la bonne princesse. Bon, on s’en fout!