La FED joue les pompiers

Par mardi 24 septembre 2019 Permalink 1

L’or la semaine dernière a gagné environ 800 € par kilo pour un lingot actuellement autour de 44 500 €, sachant qu’il y a un an il était à 33 000 €. L’argent a gagné la semaine dernière environ 25 € par kilo cotant aujourd’hui autour de 440 € sachant qu’il valait 300 € il y a un an. Les rendements souverains sans risque ont encore baissé la semaine dernière.

En revanche, les taux au jour le jour concernant les banques se sont envolés jusqu’à 10% la semaine dernière, soit 8 % de plus que d’habitude. Le CAC 40 n’a même pas frémi. Les médias n’ont parlé de rien au point qu’hier la matinale de France Culture qui recevait pourtant Joseph Stiglitz s’est contenté d’organiser pendant trois quarts d’heure une tribune anti Trump sans interroger une seule fois le prix Nobel d’économie sur les mouvements cachés de la finance internationale qui venaient de se produire. Le service public ferait mieux d’informer que de faire de la propagande. La FED et son président Powell, pendant trois jours, ont pourtant injecté peut-être 200 milliards de $ (!) pour mettre de l’huile dans une machine interbancaire qui se bloquait comme en 2008. Les sommes en question sont colossales et témoignent de la peur des entreprises qui font l’économie mondiale. Elles ont encore une fois renoncé à se prêter entre elles craignant de voir leur débiteur défaillir.

A travers cet événement qui continue peut-être d’ailleurs en ce moment même car les braises sont évidemment fumantes, le citoyen peut se rendre compte que rien, strictement rien ni personne ne le préviendra d’un big one financier qui se transformera inéluctablement en big one économique. Les sommes en jeu n’ont aucun rapport avec les économies de bout de chandelle de Macron juste là pour martyriser la population française. La seule chose que le citoyen peut faire, est de n’avoir aucune confiance dans ce que lui racontent ses dirigeants et ses médias et savoir que ces gens ne comprennent pas plus que lui les méandres de la finance de l’ombre qui mène la planète.

Les politiques suivies depuis 2008 qui ont pour but de ne surtout pas profiter au peuple mais d’enrichir les plus riches (ne n’est pas un slogan, c’est le cas) sont en train de créer les conditions d’un crash économique à une échelle inégalée. Quand nous saurons, il n’y aura strictement plus rien à faire.

Frédéric Le Quer

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