La démocratie représentative

Par vendredi 13 septembre 2019 Permalink 5

Si la démocratie représentative a pour composante principale l’institution législative, la situation des présidents de l’assemblée nationale, le scandale François de Rugy hier, la mise en examen de Richard Ferrand maintenant, est particulièrement savoureuse. L’actualité se rit du système qui consiste à déléguer le pouvoir à des usurpateurs élus par la grâce de leur relationnel et par l’ignorance de paresseux électeurs qui trouvent plus facile de croire les boniments de la télé que de tenter d’en savoir plus. Quand le peuple abandonne à quelques uns ses responsabilités, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il ne se fasse pas rouler dans la farine par les aigrefins qui se repaissent de prérogatives indues pour s’octroyer des privilèges exorbitants. Comme l’ont montré les gilets jaunes, le système est à bout de souffle et il est temps que les citoyens reprennent la main. Les élus se transforment en seigneurs féodaux se sentant intouchables dans un monde qui, plus que le pouvoir, glorifie l’argent. Le pouvoir devient alors juste un moyen pour s’enrichir. L’actualité encore met le doigt avec l’affaire des attachés parlementaires du MODEM sur Marielle de Sarnez dont l’assistante avoue elle-même que, payée par les deniers publics au parlement européen, elle servait avant tout de gouvernante à l’élue MODEM se chargeant entre autre de l’aménagement de sa propriété en Grèce. Ben voyons! Gagner des millions est bien le grand oeuvre de la classe politique française. Et tous ces gens font semblant d’être des parangons de vertu! Ils passent leur temps à expliquer aux français qu’ils doivent s’ouvrir à la terre entière, que le partage est la clé de la république. Le citoyen doit se contenter de toujours un peu moins et toujours se pousser un peu plus à l’école, à l’hôpital, au travail. Pendant ce temps notre démocratie représentative se goberge en ignorant ce pourquoi elle a été élue et en profitant de cette fiction de représentativité, parce que c’est faux archi faux, la classe politique française n’est pas représentative du corps électoral, en profitant de cette fiction, donc, pour bâtir législativement un pays à sa botte le plus vite possible en sclérosant les aspirations populaires . Quand les français s’en apercevront, il sera peut-être trop tard. On leur aura définitivement clouer le bec. C’est maintenant qu’il faut chasser tout ce beau monde avant que les quelques contre pouvoirs qui existent encore, ne soient supprimés.

Frédéric Le Quer

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