La crise de la lutte des races

Par dimanche 16 août 2020 Permalink 3

J’entendais parler sur CNews de “crise de l’autorité” ou d'”autorité en crise” avec les exemples de la police victime de 50 00 agressions en tout genre en 2019 ou des maires victimes de 239 agressions depuis le début de l’année ou des médecins, d’ailleurs plus notables que personnes détenant une autorité, subissant près de 150 agressions à l’année. Mais est-ce eux, les garants de l’autorité, qui sont en crise? Est-ce eux qui sont malades? N’est-ce pas plutôt ceux qui les agressent qui incarnent la crise?

Une crise de l’autorité peut se solutionner. L’autorité permettant une permanence politique n’est qu’un outil, un moyen de sauvegarder les rapports entre les différentes couches sociales. Mais la crise vient à l’évidence d’une couche sociale qui veut révolutionner en France les rapports entre les classes. “Contrairement à la lutte des classes qui a nourri le réformisme social, la lutte des races n’offre aucune perspective de progrès” explique Jean-Pierre Chevènement dans sa dernière interview au Point. C’est le moins qu’on puisse dire surtout quand l’autochtone refuse de se défendre. Mais l’euphémisme met néanmoins presque le doigt sur là où est la crise, pas dans l’autorité, dans la lutte des races à condition évidemment d’y insérer l’islam deus ex machina de la véritable guerre confessionnelle menée. Les indigénistes alimentent une bataille identitaire avec une haine farouche de l’autre et tous les faits divers ne sont que le reflet de cette haine, des incendies d’églises ou des destructions d’œuvres d’art aux violences contre les personnes.

“L’intérêt national n’est plus clairement l’aune à laquelle se définissent nos politiques” continue Jean-Pierre Chevènement. “Ah ! qu’en termes galants ces choses-là sont mises”, aurait pu lui répondre Oronte dans Le Misanthrope car le noble vieillard manie l’art de la litote avec dextérité. En fait Emmanuel Macron continue de mener une politique migratoire envahissante alimentant la lutte des races et déniant au peuple son droit naturel à se sentir uni. Il cause ainsi des dommages irréversibles à la France et agit tel un ennemi de l’intérieur occupant les plus hautes responsabilités.

Frédéric Le Quer

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