La conférence de presse d’Emmanuel Macron

Par vendredi 26 avril 2019 Permalink 1

Vous voyez que je ne suis pas arrogant, s’expliquait en substance le président de la république, hier, lors de la conférence de presse aux airs de soliloque. Non, je ne suis pas arrogant car avec la personne que j’ai vue dans les jardins de l’Elysée qui était sans emploi, j’ai discuté. Oui, oui, j’ai condescendu à échanger et même à lui donner des conseils (ceux de traverser la rue pour trouver du boulot!). J’aurai très bien pu l’ignorer, mais non, pas du tout. Ah! Comme je suis bon. Ah comme je suis grand! Et Emmanuel Macron de tomber en pâmoison, admiratif de son être tout entier.

Tout est dit. Le loulou se prend toujours pour un dieu et continuera à réprimer durement toute contestation à son encontre. Le lacrimo n’a pas fini de pleuvoir sur les gilets jaunes et les tirs de flashball non plus. Tout ce qu’a fait le président jusque là était ce qu’il fallait faire. C’est lui qui le dit. Et à l’avenir ce qui n’a pas encore été fait le sera à marche forcée avant la fin du mandat présidentiel. Il a trouvé le moyen de nous affirmer une ânerie: les français travaillent moins qu’ailleurs. Peut-être comparait-il avec quelques pays d’extrême-orient vu qu’il transforme sa population en l’amenant à avoir un taux de pauvreté bien supérieur à celui de nos voisins européens. Aucun mot sur le coup exorbitant de la vie bien supérieur à celui de l’Allemagne. Il n’y remédiera pas au contraire. Aucun mot sur ses privatisations contestées. Le pollueur Vinci aura son aéroport contre vents et marées, dut-il bétonner toutes les rivières de France et de Navarre. Aucun mot sur l’isolement terrifiant de la France sur la scène internationale. Macron ne s’entend plus qu’avec Junker et ce matin la presse étrangère qui daignait parler de cette intervention, était radicalement contre lui.

A la fin Emmanuel Macron a dit qu’il recommencerait ce genre de numéro, la conférence de presse. Aux gilets jaunes maintenant de ne pas lui en laisser le temps et de le faire déguerpir au plus vite!

Frédéric Le Quer

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