La classe politico-médiatique

Par lundi 29 juillet 2019 Permalink 1

Familièrement, on pourrait dire que la classe politico-médiatique est en train de nous la faire à l’envers! Il s’agit de témoigner officiellement d’une mésentente entre les journalistes et le pouvoir afin que chacun en tire avantage. Les premiers en ayant l’air de jouer véritablement un rôle de contre pouvoir déplaisant aux puissants pour se redonner une patine d’autonomie totalement disparue (dans le classement mondiale de la liberté de la presse de reporter sans frontière la France n’est que 32e!!!), le second pour expliquer le désamour de l’opinion publique non pas par ce qu’il fait, mais par la manière dont ce qu’il fait est relayée, i. e. trop négativement d’après lui.

Il y a vraiment de quoi rire ou pleurer! Rugy, par exemple est actuellement réhabilité à vitesse grand V (il sera ce soir encore sur BFM!) alors qu’il s’est comporté comme un filou. Le président actuel de l’assemblée nationale qui s’est fait un patrimoine immobilier sur le dos de l’état (affaire Ferrand sortie par Le Canard enchaîné), ne vaut pas mieux mais le mutisme est total et la plainte d’Anticor aux oubliettes. Ce triste sire passe même maintenant pour un autorité morale!!! Depuis le début les Gilets Jaunes sont dénigrés. Le référendum à propos des aéroports de Paris est mis sous l’éteignoir pour que les français ne bougent surtout pas. Emmanuel Macron est omniprésent à la télé comme dans les journaux et pas un flash d’information sans entendre cité son nom. C’est l’écœurement, l’overdose de tête de Macron. Actuellement encore les permanences des parlementaires de LREM détruites font l’objet de propos scandalisés de la part des éditorialistes aux ordres (pléonasme!) qui conspuent ces agissements en se refusant à voir le climat insurrectionnel dont ils témoignent à cause de ce nouveau monde qui va de paire avec la croissance vertigineuse des patrimoines des riches qui fait écho à la surexploitation des salariés dont le pouvoir d’achat ne cesse d’être amputé par des hausses de dépenses contraintes. Jamais un gouvernement n’a été aussi soutenu par les médias sous la Ve république. D’ailleurs quand ceux-ci ne sont pas publics avec des dirigeants nommés par le gouvernement plus ou moins directement, ils sont entre les mains des grands patrons français qui ont fait élire le président de la république. Le rôle éditorial de ces derniers est évident mais les marionnettes que sont devenus les journalistes, font semblant de rien. Ils tiennent à leur place et aux gueuletons offerts par Rugy et bien d’autres aux frais de l’état.

En fait, tout le monde sait tout ça et plus encore. L’intelligence collective trouve d’ailleurs des expressions, comme président des riches, qui expriment la clairvoyance de “ceux qui ne sont rien”. Mais comme n’importe quel lobbyiste, la classe politico-médiatique s’essaye à faire bouger les lignes dans l’espoir de semer un certain doute chez les citoyens. La tactique est méprisable et souligne encore plus la collusion et la partialité qui règne dans le monde de l’information. Reste que socialement, si le couvercle est bien mis sur la marmite, à l’intérieur ça bout, ça bout, ça bout.

Frédéric Le Quer

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