La campagne électorale s’achève

Par jeudi 23 mai 2019 Permalink 5

Pour Emmanuel Macron et sa République en Marche, il est temps que la campagne électorale s’achève. Ses idées sont battues en brèche. La question n’est plus de savoir s’il faut être protectionniste mais quelle forme de protectionnisme est la plus adéquate. Par ailleurs, l’amitié franco- allemande s’est transformée en “confrontation féconde”, dixit le président, avec Angela Merkel. ça ferait presque peur! Sur le plan intérieur, François Hollande continue son travail de sape en affirmant que son successeur “manque d’humanité”. Le plus drôle, si on peut dire, est que chacun ressent cette assertion comme une évidence, une platitude, même, tant elle apparaît comme une vérité de Lapalisse! Enfin, concernant l’immigration, the last but not least, les gens n’en peuvent plus du grand remplacement, puisqu’il faut bien appeler par son nom ce à quoi s’active Emmanuel Macron.

Au niveau de l’actualité au jour le jour, non plus, rien ne va dans un sens favorable pour Emmanuel Macron et ce n’est pas l’ectoplasme Nathalie Loiseau en tête de liste de LaREM qui peut retourner la situation en sa faveur. La répression vis à vis des Gilets Jaunes revient à la une avec ce policiers envoyé aux assises pour violence à l’encontre d’un manifestant. Même s’il s’agit d’un événement d’il y a quelques années, le parallèle ne peut qu’être fait. La libéralisation du travail se traduit par une répression accrue vis à vis des salariés et l’exemple de l’employée de Cora licenciée pour faute grave parce qu’elle refusait de travailler le dimanche en est une preuve supplémentaire. L’affaire Vincent Lambert où il est évident que la ministre de la santé jouait au deus ex machina, se transforme encore en eau de boudin. Les salariés d’Ascoval qui se sont sentis soulager le 1er avril dernier, mais c’était un 1er avril, se voient aujourd’hui un avenir guère reluisant. En pratique cela donnera immanquablement quelques suicides d’ouvriers, des foyers en situation de divorcer, des dépression à la pelle. Même ce matin sur France Culture, chaîne aussi pro Macron qu’il est possible de l’être, du moins aux heures de grande écoute, le grand révolutionnaire Patrick Artus, voyez plutôt, économiste directeur de recherche chez Natixis (!), avouait sans la moindre réserve que le libéralisme mondialisé avait produit un transfert de richesse des classes moyennes occidentales pour permettre l’existence de classes moyennes chez les BRICS et pays gravitant autour: “les baisers comptez-vous”, devait se dire l’électeur européen découvrant, si ce n’était déjà fait, cette histoire de vases communicants!!!

Résultat des courses: 60 % d’abstention dimanche à prévoir. 20 % environ de ceux qui voteront, le feront pour LaREM. L’assise politique d’Emmanuel Macron est donc de 8 % de l’ensemble du corps électoral français. Si après ça il ne fout pas le camp, c’est à désespérer de la démocratie.

Frédéric Le Quer

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