Jules Cavaillès (1901-1977)

Par samedi 16 juin 2018 Permalink 1

Combien de fois Jules Cavaillès a-t-il pu peindre des femmes, sa femme, essentiellement, devant une fenêtre laissant voir un paysage, de face ou de dos! Peut-être ressentait-il un besoin de liberté chez sa compagne, un désir d’évasion… Tout est très bourgeois dans la peinture de l’artiste. Elle sait rendre l’impression du bonheur grâce aux masses de couleurs pures distribuées en surfaces distinctes. Son style s’insère au sein d’un groupe de huit peintres, les peintres de la réalité poétique.

Enfance heureuse dans le Tarn. Jeunesse heureuse aussi à Paris (il s’installe à La Ruche), élève à l’académie Julian. Vie professionnelle réussie avec en 1936 le prix Blumenthal. Engagement à la tête d’un groupe de résistants dans le maquis languedocien récompensé après la guerre lorsqu’il devient conservateur du Musée des Augustins de Toulouse, et l’année suivante, Professeur à l’École des Arts Décoratifs de Paris. Décidément tout a bien marché pour Jules Cavaillès qui peut se considérer comme un petit maître dans son art.

Néanmoins, de nos jours, ses fortunes sont assez diverses dans les salles des ventes. Les œuvres sont un peu datées, vraisemblablement… Celle en une, de 1975, avait beaucoup séduit lors de la dispersion couronnée de succès du fonds Cavaillès de la collection Jean-Paul Valabrega par Ader svv le 14 mars 2012. L’huile sur toile  intitulée Rose à sa fenêtre, 92 x 73 cm, fit autour de 27 000 €. Un autre exemple ci-dessous, chez Cornette de Saint Cyr, une nature morte de 73 x 53 cm adjugée environ 5 000 €. SAM_7118

Finissons par une classique femme à sa fenêtre de 1937, huile sur toile de 55 x 46 cm, vendue chez Blanchet ovv 2 205 € en octobre 2017.SAM_7116

Comme vous le voyez la cote a une tendance baissière suite à pas mal d’invendus…

Frédéric Le Quer