Jean-Michel Atlan (1913-1960)

Par dimanche 23 juin 2019 Permalink 1

Est-ce parce que Jean-Michel Atlan fut d’abord philosophe et poète que ses peintures donnent tant envie d’en parler? Loin d’être figuratives, ses œuvres ne sont pourtant pas tout à fait abstraites avec des formes où se devinent tantôt un être humain, tantôt un oiseau ou un animal fantastique. Ses gros traits noirs sont inquiétants comme des menaces mais, ses tâches de couleurs souvent chaudes ne rassurent pas. Après avoir commencé son travail pictural sous l’occupation allemande, connu le succès après-guerre et participé au mouvement CoBrA, la courte et fulgurante carrière de Jean-Michel Atlan est aujourd’hui très estimée par les collectionneurs. L’époque est angoissante, les temps sont hostiles, l’avenir est sinistre. L’artiste, résistant, qui simula la folie pendant la guerre pour ne pas être exécuté par les allemands qui l’internèrent à Sainte-Anne, reste, post-mortem, encore dans son élément. Ses formes évoquent en fait autant des figures primitives de civilisations passées, qu’un présent suspect rempli de coupe-gorges disséminés dans un labyrinthe de cernes noires.

En une la technique mixte sur toile vendue au moment des 100 ans de la naissance d’Atlan par Rieunier & associé étant dans la collection de sa soeur fit à Drouot 112 500 € le 27 mai 2013. L’huile sur toile, ci-dessous, appelée Salambô III, 100 x 65 cm, fit à Toulouse chez Marc Labarbe ovv, le 26 novembre 2016, 82 632 €.

Dernier exemple, le 6 avril dernier chez Conan à Lyon avec une huile sur toile de 54 x 81 cm qui changea de propriétaire contre 41 250 €

Frédéric Le Quer

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