Jean Lurçat (1892-1966)

Par samedi 31 mars 2018 Permalink 1

Jean Lurçat s’attache à développer ses talents de créateur sur de nombreux supports. Evidemment c’est au travers de la tapisserie qu’il est resté le plus connu du public. Mais sa première partie de carrière, entre les deux guerres, le voit se réaliser en tant que peintre bien qu’il ait déjà tâté de la tapisserie à ses début avec sa mère. . Dans les années 50, la poterie va aussi lui plaire et il dessine pour le centre potier de St Vicens de nombreux projets pour décorer les faïences.

En peinture d’abord, un onirisme mâtiné de surréalisme apparaît souvent dans ses œuvres. La toile, ci-dessous, montre l’influence de son ainé Giorgio de Chrico mais aussi de Ozenfant et Le Corbusier. 65 x 100, elle appartient à la série Smyrne réalisée entre 1926 et 1927 et fut présentée par la Société stéphanoise d’enchères svv le 25 octobre 2013 avec une estimation oscillant entre 6 et 8000 €.SAM_6560

Passons du coté des céramiques, matière qu’il travaille donc dans les Pyrénées Orientales! Leurs passages en salle des ventes ne laissent pas indifférents les collectionneurs qui retrouvent là la fantaisie des tapisseries. Ci-dessous, le vase de 72,5 cm de haut dessiné par Jean Lurçat, présenté à Aix en Provence le 16 novembre 2013 chez Sophie Himbaut svv, présentant un décor d’émaux polychromes sur des réserves en terre non émaillée et engobée, d’une série de seulement 25 exemplaires fit environ 5000 €.SAM_6564

Ci-dessous à décors de soleil, marqué comme le précédent dessin Jean Lurçat, haut de 79 cm, fut adjugé chez Azur Cannes enchères svv, le 25 avril 2014 environ 3800 €.SAM_6563

Terminons par les tapisseries! La découverte en 1937 de la tenture de L’apocalypse d’Angers (au château d’Angers),  le plus important ensemble de tapisseries médiévales subsistant au monde représente un choc pour l’artiste qui va l’entrainer à se consacrer “à la réalisation de pièces monumentales au dessin simplifié, immédiatement intelligible. S’appuyant sur des techniques ancestrales en désuétude, il renouvelle l’esthétique de la tapisserie pour l’imposer dans la contemporanéité” (Gazette Drouot du 28 juin 2013).  Ci-dessous, Piranas, tapisserie d’Aubusson signée, tissé par les ateliers Pinton frères, 152 x 304 cm fut vendue par Eric Pillon enchères à Versailles le 30 juin 2013 environ 8700 €.SAM_6561

Enfin, la tapisserie en une de l’article, splendide, intitulée La belle armoire, en laine des ateliers de Simone André, manufacture d’Aubusson, éditée par Tabard frères, 245 x 325 cm fit chez Rennes enchères svv le 1er décembre 2013 12 000 €.