Jacqueline Marval (1866-1932)

Par dimanche 18 juillet 2021 Permalink 0

Certains destins s’accomplissent à la suite d’un drame. Celui de Jacqueline Marval est de ceux-là. A la mort de son fils, elle envoie balader sa vie, divorce, s’assume d’abord financièrement comme brodeuse de gilet à Grenoble, puis monte à Paris, rencontre le peintre Jules Flandrin avec qui elle s’installe à Montparnasse, devient peintre elle-même. Le marchand Antoine Vollard achète ses œuvres à la suite de sa première participation au Salon des indépendants en 1901, ce sera ensuite au tour d’Eugène Druet et Berthe Weill de s’intéresser à sa carrière.

“Qu’il se nomme impressionnisme, expressionnisme, l’art ne finit pas” écrivait Jacqueline Marval. Cette immersion dans la peinture donnant des œuvres modernes dans l’air des avant-gardes du début du XXe siècle la firent apprécier de Matisse, Picabia ou Van Dongen. L’artiste un peu oublié de nos jours était très influente dans le monde des arts de son vivant. On lui demandera à plusieurs reprises de produire les affiches des salons, d’illustrer les cartons d’invitation et les couvertures des catalogues de salons et des événements parisiens : Salon d’Automne, Bal de l’Amicale aux Artistes…

La cote de Jacqueline Marval est assez stable. L’oeuvre en une, “les baigneuses” vers 1905, huile sur toile, 55 x 46 cm était proposée à l’Hotel de vente de Chantilly Oise enchère avec une estimation entre 8 000 et 10 000 €. Le tableau ci-dessous La déesse du ballet, Huile sur toile, signée, 81 x 65 cm faisait chez De Baecque à Drouot autour de 6000 €. 

Un dernier exemple avec l’éclatant bouquet ci-dessous, huile sur toile, 112 x 145 cm, qui fit chez Le Floch à Paris environ 10 000 €.

Frédéric Le Quer

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