Ingrid Levavasseur

Par lundi 28 janvier 2019 Permalink 1

Vu de la place Beauvau, le nombre des foulards rouges a été multiplié comme des petits pains. Après des journaux comme Le Figaro ou Le Monde osent parler d’une France divisée en deux en se basant sur des chiffres officiels fallacieux. Sacrés journalistes qui en même temps se prennent d’amour pour Ingrid Levavasseur qui représente le néant de la pensée politique! Triste France où les fake news se disputent à la propagande pour tenter de fabriquer une opinion publique docile!

La tête de liste des Gilets Jaunes aux européennes a donc été choisie pour son absence de discours subversif structuré pouvant déranger le pouvoir. Si certains votent pour elle, ce sera surement par pitié. Si elle est élue ses galères financières seront finies. Mais ce mouvement des Gilets Jaunes ne bouleverse-t-il le pays depuis deux mois que pour sauver le soldat Ingrid? La réponse est dans la question et malgré l’aide à tout crin de BFM, elle ne tiendra jamais trois mois de campagne. A la trappe Levavasseur! C’est une mesure de salubrité intellectuelle.

Il faut enterrer à chaque fois les tentatives médiatiques de verticaliser le mouvement. Macron veut des chefs en se sentant capable de les endormir, de les embrouiller comme il fait avec les maires. Mais l’ADN des Gilets Jaunes est leur horizontalité rendue possible par les réseaux sociaux. Des centaines de milliers d’interventions qui ont lieu tous les jours sortent une vérité. La vérité de la foule n’est pas un concept extravagant. Son intelligence collective a d’ailleurs été révélée par l’exemple suivant. Un aristocrate anglais, au siècle dernier, prétendait que les gens du peuple étaient tous des idiots. Pour prouver son affirmation, il leur demanda le poids du bœuf qui était présent lors d’une foire agricole. Il se gargarisa ensuite de voir que personne n’avait été capable de donner son poids exact, les chiffres étant soit surévalués soit sous-évalués. Mais la démonstration ne s’arrête pas là. Quand quelqu’un fit la moyenne de tous les résultats, le chiffre obtenu correspondit exactement au poids de l’animal.

Les Gilets Jaunes doivent continuer à se contenter de porte parole jusqu’à ce que le pouvoir tombe. Le temps d’un chef n’est pas venu, surtout quand il manque autant de charisme que la pauvre Ingrid Levavasseur. Un homme ou une femme supérieur s’imposera un moment donné et il ou elle sera le bienvenu. En attendant la devise des Gilets Jaunes
pourrait être un pour tous, tous pour un.

Frédéric Le Quer