Henri de Saint-Delis (1878-1949)

Par Dimanche 25 février 2018 Permalink 2

Une grande partie de l’oeuvre du peintre Henri de Saint-Delis est détruite au cours de bombardements de la ville du Havre en 1944. Sa notoriété d’artiste en est d’autant diminuée. Néanmoins, les tableaux du coloriste hésitant entre le synthétisme et le fauvisme trouvent de nombreux amateurs.

Né dans le Pas-de-Calais, c’est à Honfleur, après la mort de son père officier des dragons, que Henri de Saint-Delis passe son enfance. Son amitié avec le peintre Emile Othon Friez avec qui il va à l’école, a peut-être influencé sa carrière. En tout cas direction les beaux-arts du Havre avant de rejoindre ceux de Paris, lieux où il côtoie aussi Braque et Raoul Dufy. Participant en 1905 à la création du cercle de l’art moderne, l’homme atteint d’une tuberculose va cependant devoir aller respirer l’air pur de la Suisse où il séjourne une dizaine d’années jusqu’à la fin de la première guerre mondiale. Il continue cependant de travailler ainsi qu’en témoigne le tableau en une intitulé paysage Suisse, huile sur toile, 63 x 79 cm, venu chez Honfleur enchères svv le 5 avril 2015, 29 750 €.

A son retour, un peu oublié, il part naturellement à Honfleur, où il va vivre modestement jusqu’à la fin de sa vie partageant son temps entre l’enseignement du dessin et ses représentations de la campagne normande réalisées principalement à l’aquarelle.

Ci-dessous l’huile sur toile représentant le port de sa ville de prédilection fit 13 800 € chez Le Havre enchères svv le 22 juillet 2013.SAM_6361

Ci-dessous encore, L’effet de soleil sur le clocher de Notre-Dame, vendu à Rouen par Bernard D’Anjou svv, 65 x 54 cm, trouva preneur le 20 octobre 2013 pour environ 20 000 €.SAM_6360

Frédéric Le Quer