Gustave Cariot (1872-1950)

Par samedi 30 mai 2020 Permalink 1

Gustave Cariot est un peintre autodidacte un temps happé par le néo-impressionnisme, les artistes divisionnistes, le pointillisme mais qui revient vite au style de ses premières amours, les séries de Claude Monet sur les meules et la cathédrale de Rouen. On reconnait sa patte aux tons orange qui saturent ses tableaux avec des verts et des violets. Il peint la campagne, il peint Paris. Il peindra aussi beaucoup la région rhénane où il vit une bonne partie de sa vie avec sa femme Frieda de nationalité allemande. Cette expatriation a peut-être fait un peu oublier Gustave Cariot qui au salon des indépendants de 1903 attirent déjà l’attention de deux des collectionneurs les plus importants du début XXe, Serguei Dmitrievitch Cheremeteff et Armand Cabrol, ce qui conduira à l’époque à une montée en flèche de sa popularité.

J’ai mis en une le tableau, Notre Dame de Paris, ver 10h30, à l’automne 1899 que, j’espère vous apprécierez comme moi. Lors de la vente de Villanfray svv du 21 mai 2019, maison qui diffuse avec succès les travaux de Cariot, ce panneau a été modestement estimé entre 4 000 et 6 000 €. Il a été ensuite présenté le 5 février 2020 chez Sotheby’s où il a fait plus de 20 000 €. L’oeuvre, ci-dessous, pointilliste, de 1903, intitulée Thermidor, sera présentée chez Sotheby’s au mois de juin avec une estimation entre 10 000 et 15 000 €. L’huile sur toile mesure 60,1 x 81 cm.

Terminons par ces gerbes de blé, ci-dessous, au crépuscule d’un beau jour d’été de 1928, 46 x 61 cm, qui firent chez Villanfray svv 17 696 €.
Frédéric Le Quer

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