Grève des services d’urgence des hôpitaux

Par lundi 10 juin 2019 Permalink 5

En décembre dernier, le gouvernement a décidé de verser une prime exceptionnelle destinée à «traduire la reconnaissance de la République» de 300 euros à tous les agents de police mobilisés pour faire face au mouvement des gilets jaunes. Avec la grève de ces fonctionnaires qui commençait, il en allait, dans cette période troublée, de la sécurité des lieux de pouvoir, de la sécurité du président, de la sécurité des ministres. Au mois de juin de cette année, le personnel des services d’urgence des hôpitaux réclame une revalorisation salariale de 300 euros net par mois et une réouverture de lits afin de réduire la présence de brancards dans les couloirs d’hôpitaux congestionnés.

Le gouvernement rechigne et tergiverse. Il n’en va que de la santé de la population et non plus de la sécurité des gens au pouvoir. L’urgence est moins grande aussi de régler le burn out du personnel médical. BFM, “la voix de son maître” compare le mouvement présent avec un autre d’il y a presque 30 ans de manière certainement à le banaliser. Hasardeuse équivalence, puisque à cette époque les conditions de travail étaient bien meilleures qu’aujourd’hui avec plus de soignants par malades et un plus grand nombre de lits! C’est dire si le néolibéralisme a petit à petit habitué les salariés à la pénibilité afin qu’ils coûtent de moins en moins cher, quitte à ce qu’ils souffrent le temps qu’ils passent au “chagrin”.

Derrière ce problème, c’est celui de l’immigration qui saute aux yeux. Il suffit d’avoir été une fois aux urgences pour voir qu’il n’y a pratiquement plus de français, complètement découragés, et que le service est rempli d’étrangers. Encore une fois sous prétexte de solidarité planétaire, on met à mal les citoyens hexagonaux qui se sont battus et qui paient leur système de santé sans en profiter. Salaires, logement, soins… Tout est dégradé à cause de cette volonté ultralibérale de mettre en concurrence pour tout, à chaque instant, l’autochtone et l’allogène. Quand on a les moyens, accueillir et partager sont de belles valeurs. Quand, comme nous maintenant, on ne les a pas, c’est du suicide.

Frédéric Le Quer

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