En France, par contre, le gouvernement demande encore 1,6 milliard d’économie aux établissements de santé et une note émanant du ministère en réclame 960 millions de plus.Neuf organisations syndicales de la fonction publique lancent, ce jour un mouvement de grève. C’est le troisième depuis le début du quinquennat Macron. Le service publique se dégrade partout. L’hôpital est évidemment l’endroit le plus choquant. Rappelons-nous quand deux dames tourangelles âgées de plus ou moins 90 ans sont décédées dans la salle d’attente des urgences du CHU Trousseau à Tours, l’une le 11 avril, l’autre le 3 mai après quatre à six heures d’attente, couchées sur un brancard, au milieu d’autres patients. Evidemment le personnel hospitalier devrait avoir honte mais les conditions et cadences de travail imposées et la suppression de lits sont des paramètres qui les disculpent beaucoup. La pression, les burn out du personnel soignant, le sous effectif, les 120% de remplissage dans certains hôpitaux avec des patients passant la nuit dans les couloirs, les mieux lotis sur des matelas, les autres allongés sur des coussins (info france culture) deviennent la réalité quotidienne.

Voilà encore un exemple caractéristique de la désastreuse politique d’un gouvernement élu par méprise et dont tous les actes prouvent qu’il s’acharne à être dur avec les faibles et doux avec les forts. Son idéologie ridicule à propos des 3% de déficit alors que les QE de la BCE ne cessent d’offrir, de donner des milliards aux riches pour qu’ils jouent, tue le peuple même pas au sens figuré mais au sens strict. Cette journée de mobilisation des fonctionnaires est bien en deçà de ce qui devrait être fait.

Frédéric Le Quer