Gilets jaunes, la révolte

Par samedi 17 novembre 2018 Permalink 1

La révolte des gilets jaunes commencent. Jusque là Emmanuel Macron avançait ses pions de manière volontairement si dispersée qu’aucune cohésion sociale contre son projet n’avait vu le jour. Les journalistes, niant effrontément le mécontentement populaire, l’aidaient dans sa tache. Mais, d’ailleurs, une révolte contre les baisses d’impôt des riches n’était guère mobilisateur, une autre pour le maintien des avantages des cheminots qui, il faut le reconnaître, ont détruit le chemin de fer français, non plus, quant aux retraites, les gens concernés même agacés ayant voté pour les dirigeants actuels, ne pouvaient décemment faire grand chose. Mais il y eut cet été l’image présidentielle qui se détériora. Il y eut la promesse de la baisse de la taxe d’habitation qui ne fut pas tenue alors que toutes les autres augmentations passées et à venir étaient scrupuleusement respectées.

Et ces augmentations touchant tout le monde rameutent le ban et l’arrière ban de la société, du travailleur indépendant au salarié. Cette façon de prendre les gens pour des cons en proclamant la main sur le cœur vouloir favoriser le travail en donnant d’une main quelques miettes aux petits revenus pour récupérer au centuple tout ce qu’on a fait semblant de céder de l’autre, devient insupportable. Concernant directement le carburant, par exemple, Les Républicains ont calculé que le gouvernement au travers ses aides n’allait rendre que 3% de ce qu’il récupérait sur l’augmentation des taxes!

Et puis il y a a le projet présidentiel global. Personne n’y adhère. Le peuple et ses dirigeants ne feront qu’un que si une politique en faveur du premier est mise en place par les seconds. Dans les démocraties occidentales où le sommet se bouge pour la base, n’en déplaise à M. Macron, il n’y a pas de divorce. Mais quand, comme lui, on se dépêche de favoriser les riches alors que sur le front économique déjà les problèmes s’accumulent après une année 2017 un peu meilleure, pour ensuite s’acharner contre sa population, il ne faut pas s’étonner qu’aucune réconciliation ne soit possible.

L’écologie punitive pour reprendre le terme de Ségolène Royal qui se voit encore un avenir (ces politiciens sont fous!) n’a aucun sens dans un pays en crise. Et puis sans vraiment le dire chacun comprend que toutes les prédictions catastrophistes ne sont pas frappées au sceau de la Science. On avait favorisé le diesel à cause de la couche d’ozone et bien sa rétractation est de l’histoire ancienne et personne ne sait pourquoi elle se dilate à nouveau… On mentionne des centaines de milliers de morts à cause de la pollution mais les individus vivent bien plus vieux qu’avant que la voiture n’existe! On nous avait parlé de la submersion d’îles entières dans la Pacifique, plus de nouvelle… Etc, etc…

Et puis il y a cet argent que réclame le gouvernement pour favoriser cette immigration qui nous envahit. Le pays change tous les jours ethniquement, confessionnellement, devant nos yeux, sans qu’on ne l’ai jamais décidé. Accueil ne veut pas dire suicide. La mort de notre civilisation programmée par une élite est une infamie.

L’état ne tient plus qu’à un fil. La police, l’armée se désolidarisent petit à petit de l’action politique menée. Au peuple maintenant de choisir s’il veut reprendre en main son avenir ou rester un mouton de Panurge.

Frédéric Le Quer