Gilbert Poillerat (1902-1988)

Par dimanche 19 janvier 2020 Permalink 1

Le maître ferronnier Gilbert Poillerat crée pendant sa période de gloire qui va des années trente aux années cinquante, années durant lesquelles il donne le ton aux arts décoratifs français, un mobilier inattendu et élégant revisitant le baroque et le néoclassique en utilisant le fer, le bronze, le marbre ou le verre. Ses audaces ornementales apparaissent dans toute leur splendeur dans ses grilles, ses tables, ses consoles, ses chenets, ses luminaires ou ses miroirs comme en une le miroir sorcière en fer forgé à patine doré figurant un soleil rayonnant vers 1940-45, diamètre 92 cm vendu chez Aguttes svv à Deauville le 18 juillet 2014 plus de 14 000 €.

Formé dans les années 20 à l’école Boulle, Gilbert Poillerat est au commencement de sa carrière dessinateur pour Edgar Brandt dans l’atelier du boulevard Murat dans le XVIe arrondissement de Paris ( https://politiqart.com/edgar-brandt-1880-1960/ ). Il entre en 1927 comme directeur dans une entreprise de charpente et de construction métallique où il dispose des moyens de l’industrie pour donner libre court à son imagination et devenir comme l’appelle La Gazette Drouot, un “designer baroque”. En 1946, Poillerat s’installe à son compte. L’Elysée et Matignon lui passent quelques commandes qu’il réalise dans une veine éclectique qui enthousiasme toujours les amateurs d’art fortunés.

Dans un style Louis XV, la console rectangulaire en fer forgé patiné et doré, ci-dessous, 88 x 183 x 35 cm faisait à Bourges chez Darmancier et Clair svv, le 28 mars 2015, 24 614 €.

Dans un style Louis XVI, la paire de consoles en acier poli et bronze doré, ci-dessous, 85 x 110 x 27 cm, faisait à l’hotel de vente de Toulon, en avril 2013, 72 000 €

Frédéric Le Quer

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