Gérald Darmanin restreint la liberté journalistique

Par jeudi 19 novembre 2020 Permalink 1

Gérald Darmanin a indiqué mercredi que les journalistes devraient désormais se signaler auprès des autorités pour couvrir les manifestations. Il s’agit officiellement de mieux protéger ces braves gens. C’est digne du régime de Pékin! Le ministre de l’intérieur a légèrement reculé ensuite devant la levée de boucliers de gens qui sont pourtant les moins prompts à s’opposer au gouvernement. Mais leur honneur est sauf!

Des journaux télévisés comme ceux du 20h sur la première ou le deuxième chaîne ainsi que des chaines d’information en continu comme BFM se chargeant de diffuser la propagande gouvernementale toute la journée sont responsables des demandes décomplexées du gouvernement. La liberté de la presse s’use quand on ne s’en sert pas et la France utilise de moins en moins cet espace de liberté. On l’a remarqué cent fois ici.

Des exemples allant jusqu’à la caricature, comme celui du week-end dernier, viennent à l’esprit. Une journaliste guère étouffée par sa déontologie est venue dénoncer à la police des manifestants catholiques regroupés devant le parvis d’une église. La manifestation intitulée “rendez-nous la messe” avait été autorisée par la préfecture mais ceux-ci chantaient des cantiques ce qui, pour cette journaliste, a été assimilé à des prières de rue qu’elle a immédiatement rapportées aux autorités. Les flics ont haussé les épaules, c’est déjà ça!

Mais quand la presse devient digne de celle de “Je suis partout” avec cette fois en ligne de mire non pas les juifs mais les catholiques, le pouvoir politique se sent parfaitement à l’aise pour la contrôler.

Les médias eux-mêmes n’hésitent pas à se plaindre de la plus petite tentative de pluralité dans l’information. Il faut voir leur attitude vis à vis de Zemmour! Pascal Praud subit les lazzis et les quolibets de TF1. Les journalistes de Valeurs actuels sont plus ou moins interdits d’antenne. Et ne parlons pas des intervenants sur les sites, considérés être par la bien pensance, de la fachosphère comme Riposte Laïque ou les jeunes de Génération Identitaire (que j’aime bien)!  Inimaginable d’entendre l’une de ces personnes sur France Culture, le plus iconoclaste des intervenants y étant l’académicien Finkielkraut, ce qui donne déjà une bonne idée du degré des diversités d’opinion sur le service public!

Bref, Gérald Darmanin n’avait nullement besoin de cette sortie vis à vis du monde journalistique bien soumis déjà au monde de l’argent et du pouvoir. Ses employés s’alignent naturellement derrière les plus forts. Le journaliste n’est pas mauvais en soi. Il se rend juste compte qu’il est complètement interchangeable avec des milliers d’autres, aussi ne recule-t-il jamais devant les compromissions nécessaires pour garder son job.

Frédéric Le Quer

 

Laisser un commentaire ?