Georges Lacombe (1868-1916)

Par dimanche 3 mai 2020 Permalink 1

L’argent macht frei, pourrait-on dire de l’artiste complet Georges Lacombe qui, de son vivant, n’a jamais cherché à vendre aucune de ses œuvres ayant une fortune personnelle suffisante pour vivre comme il l’entendait. Ainsi évolua-t-il au gré de ses envies commençant, jeune homme, par la poésie et la sculpture, souvent sur bois, dans l’atelier de la maison familiale de Versailles où Sérusier réalisa d’ailleurs une peinture murale aujourd’hui disparue. Lacombe participa au mouvement postimpressionniste avant-gardiste en devenant le nabi sculpteur. Il réalisa à cette époque le portrait de ses acolytes tout en s’adonnant à une peinture d’inspiration japonaise avec des formes en aplat et des couleurs vives. L’homme vivait près d’Alençon dans sa propriété de “L’hermitage” et Paul Elie Ranson qui squatta longtemps là-bas y peignit 4 panneaux pour décorer la salle à manger. Ce sera ensuite au début du XXe siècle sa rencontre avec Théo Van Rysselberghe qui verra son style évolué vers une technique divisionniste. Georges Lacombe mourut de la tuberculose à seulement 48 ans.

En une, Paysanne dans un sous-bois, huile sur toile signée du monogramme en bas à droite, cachet de l’atelier au dos, 100 x 81 cm, était estimé entre 20 000 et 30 000 € chez Conan Hôtel d’Ainay ovv à Lyon le 3 juillet 2019. Le tableau n’a pas trouvé preneur. Ci-dessous, un bronze de 54 cm intitulé “L’étreinte” était présenté à St Martin-Boulogne par Enchères Côte d’Opale le 22 février 2014 entre 15 000 et 18 000 €. Je ne connais pas le résultat mais ça me semble très cher…

Terminons par le charmant dessin au fusain de la fille de Georges Lacombe, Nigelle, 27 x 20 cm, qui chez Oger Blanchet à Drouot le 1 jullet 2016 fit 250 €
Frédéric Le Quer

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