Georges Artemoff (1892-1965)

Par Samedi 6 janvier 2018 Permalink 1

Dès sa première exposition personnelle à Rostov sur le Don en 1911, la critique souligne l’influence de l’école française de peinture chez ce cosaque issue d’une famille privilégiée. C’est donc naturellement qu’avec sa bourse d’étude Georges Artemoff part pour Paris où il rejoint son ami Ossip Zadkine. En 1914, comme beaucoup de ses compatriotes, Georges Artemoff s’engage dans le 1er régiment étranger, basé en Avignon, d’où il rejoint le front en Champagne. Blessé, croix de guerre, pensionné! C’est en France après un bref retour en Russie pendant la révolution que la suite de la carrière artistique du peintre de l’école de Paris se déroule. En 1937, il obtient une médaille d’or pour l’ensemble de ses panneaux sculptés présentés à l’exposition internationale. En 1948 Georges Artemoff est naturalisé français.

« J’ai toujours travaillé seul, dans un isolement farouche. Ce que je voulais avant tout, c’était d’avoir un dessin très fort » déclare l’artiste misanthrope qui reste en marge des ébullitions artistiques. Sculpteur, décorateur de théâtre et de cinéma et, bien sûr, peintre, Georges Artemoff passe son existence à se réaliser pleinement grâce au succès qu’il rencontre. Même si de nos jours, il est un peu oublié, sa cote reste néanmoins confortable. “La Baigneuse” en une, huile sur panneau d’influence cubiste, 73 x 50 cm fut adjugé de 7 novembre 2013 à Toulouse chez Marambat-De Malafosse svv 13 630 €. L’huile sur panneau ci-dessous, “le berger d’Aracadie”, réalisée dans les années trente, époque où Artemoff usait de coloris sombres, 175 x 100 cm, fit le 15 décembre 2016 20 750 € dans la même étude que précédemment.SAM_5901

Concluons avec la maternité assez décorative, ci-dessous, qui chez toujours le même commissaire priseur fit environ 5000 € le 1er avril 2015.SAM_5900

Frédéric Le Quer