François de Rugy, un cas d’école

Par jeudi 11 juillet 2019 Permalink 1

Vous avez aimé l’affaire Benalla? Vous adorerez l’affaire de Rugy qui s’envenime à souhait. Gratifier ses invités du nectar et de l’ambroisie disponibles à l’hôtel de Lassay n’était donc que le dixième de l’iceberg. Le quatrième personnage de l’état, dans l’ordre de préséance, qui n’a pas spécialement l’air d’un bon vivant, à part une bouche un peu concupiscente, s’est bien gâté en améliorant le confort de ses appartements. Pour un an, deux mois et huit jours, soit le temps de sa présidence, il lui a fallu engagé 63 000 € de travaux d’aménagement intérieur dont 17 000 € pour un dressing. A ce régime là, si on compte le personnel, majordome, bonnes, cuisinier à son service, la république aurait sans doute eu intérêt à lui offrir un palace parisien, certainement moins cher pour les finances publiques.

Mais, sérieusement, quel est ce scandale? Tous les citoyens savent bien que la grande majorité de la classe politique est là pour se goinfrer autant qu’il lui est possible. Quand les gilets jaunes s’indignaient des revenus des élus, les médias sont venus à leur secours louant éhontément l’intégrité de ceux-ci contre vents et marées. Il semble d’ailleurs que de nombreux journalistes soient allés faire bombance à l’hôtel de Lassay. C’est comme le salaire des grands patrons, confiscatoire pour l’entreprise, du je te tiens, tu me tiens par la barbichette… Nos journaux-télévisions ont pris le rôle de défendre un système dont ils profitent largement, la loi du silence permettant de le perpétuer. Alors haro sur ceux qui osent égrainer les cas de plus en plus nombreux de dilapidation de l’argent public par nos dirigeants. Ils deviennent d’odieux populistes incapables de voir les bienfaits prodigués sur le peuple par nos politiciens démocrates. La démocratie chez ces gens-là, c’est se maintenir éternellement au pouvoir grâce à des électeurs hébétés qui croient aux balivernes que leur conte la téloche.

François de Rugy que le parcours politique à toujours retourner sa veste du bon coté ne rend pas très sympathique, n’est qu’un exemple parmi d’autres. C’est l’état dans son entièreté qui est à mettre à bas et à reconstruire. Si la révolution n’est pas possible, une grave crise économique s’en chargera. Faire payer les pauvres comme actuellement pour protéger les riches devient insupportable.

Frédéric Le Quer

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