François Bocion (1828-1890)

Par dimanche 13 février 2022 Permalink

La peinture de plein air extrêmement novatrice au XIXe siècle, (pour un français, ça commence avec l’école de Barbizon ensuite on pense à Eugène Boudin puis aux impressionnistes) a, en fait, attiré les artistes de toute l’Europe. Le paysagiste suisse François Bocion est un de ceux-là. Après une enfance en Suisse romande au cours de laquelle son grand père lui apprend à naviguer sur le lac Léman, sujet plus tard d’inspiration inépuisable, c’est forcément à Paris qu’il fait ses classes en tant que peintre. Corot l’inspire, on évoque aussi Courbet. Son compatriote Gleyre est son professeur. Il rentre en Suisse en 1848 et tâte de la caricature influencé par Daumier et aura d’ailleurs plus tard comme élève Théophile-Alexandre Steinlen. Mais le novateur François Bocion va se polariser sur des compositions en extérieur d’une grande netteté avec des horizons entourant son fameux Léman. Il dépasse néanmoins le cadre du peintre régionaliste pour pouvoir être défini comme un peintre romantique à la formidable technique. Et les amateurs ne s’y trompent pas, sa valeur sur le marché de l’art est élevée.

La partie de pêche au large de Dorigny, en une, présentée à Niort le 27 juin 2019 par Deux-Sèvres Enchères & Expertises ovv, une huile sur toile de 74,5 x 108 cm, trouva preneur à 40 920 €. La composition, ci-dessous, Le grand lac près du quai d’Ouchy de 1887, 46 x 73 cm, présenté chez Christie’s le 22 septembre 2014 fut adjugé 102 000 €.

Enfin, dans la série il n’y a pas que la Suisse dans la vie, un dernier exemple au port de Venise, une huile sur toile de 1882, 33 x 57 cm, non encadrée, qui fit chez Sotheby’s le 15 juin 2021 42 000 €.

Comme vous voyez, ce peintre François Bocion quasiment inconnu en France vaut une petite fortune!

Frédéric Le Quer

 

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