Fouace, Guillaume (1837-1895)

Par samedi 7 avril 2018 Permalink 1

Guillaume Fouace ne fait pas partie de ces frondeurs marquant l’histoire de l’art à partie des années 1860 qu’on appellera plus tard les impressionnistes. Tous rejetés du Salon, lui y expose sans peine à partir de 1870. Sa facture classique aux tons sombres plait. Ses origines paysannes ne poussant pas l’artiste à se révolter contre ses aînés, il présente de très académiques portraits et paysages exaltant des existences modestes et silencieuses pour la plupart de sa région natale, la Normandie. Les choses en seraient restées là et Guillaume Fouace ne serait qu’un bon barbouilleur de plus parmi des dizaines d’autres au XIXe siècle, si celui-ci ne s’était mis à peindre des natures mortes. Toute son hyper sensibilité apparaît alors dans des arrangements méticuleux et intimistes et sa technique fait des prouesses.

Les amateurs d’art d’aujourd’hui ne s’y trompent pas. Ce sont avant tout les natures mortes de Fouace qu’ils veulent s’offrir et ils sont prêts pour ça à dépenser des milliers d’€. Le plateau d’huîtres en une, une huile sur toile de 1883, avec une étiquette d’exposition de la galerie Charpentier, fut adjugé le 10 juin 2017 à Vannes par Jack-Philippe Ruellan ovv, 24 800 €. Le fromage sous cloche,  ci-dessous, huile sur toile de 27 x 35 cm fit le 13 mars 2017 à Lyon chez Bérard-Perron ovv 15 990 €.SAM_6651

Enfin, dernier exemple, ci-dessous, avec encore des huîtres mais aussi des moules, une canne à lait, des bouteilles et une timbale en argent qui à Cherbourg chez Boscher enchères svv atteignit le 18 avril 2013 19 200 €.SAM_6652

Frédéric Le Quer