Fête de l’Épiphanie pour Eric Zemmour

Par mercredi 5 janvier 2022 Permalink 1

Dans le quartier du Marais à Paris, Eric Zemmour partageait hier dans la soirée la galette des rois avec environ 500 personnes.

L’immeuble dans lequel se tenait la réunion était face de la cour carrée située derrière le bâtiment rue. Aucune affiche ne la rendait perceptible. Une commerçante, à coté, me demanda ce qu’il se passait, les invités faisant la queue sur le trottoir. Cette attente laissait d’ailleurs le temps de discuter. Je le fis avec une militante aux jolis yeux bleus, le masque m’interdisait de voir le reste du visage, qui me raconta s’être trouvée à Villepinte juste à coté de l’agression qu’avait subi Eric Zemmour et qui en gardait une certaine émotion. On parla aussi de Zemmour et des femmes, sujet qui reste un peu épineux.

Beaucoup d’hommes à l’ouverture; mais la gente féminine arriva plus tard au moment prévu de la prise de parole d’Eric Zemmour. Les contrôles étaient drastiques. Deux files en parallèle permettaient une fouille au corps masculine et féminine faite avec application, ne laissant rien passer après que l’invitation ait été montrée une première fois. Puis, ensuite, le perron monté pour entrer dans l’immeuble du meeting proprement dit, le nom des invités présents étaient émargés sur un listing après contrôle à nouveau de l’invitation.

L’endroit apparaissait sur 3 niveaux avec un éclairage zénithal. Quelques tables éparpillées un peu partout présentaient deux genres de gâteaux différents dont un à la frangipane, j’y ai goûté, c’était bon, un peu gras, et des bouteilles de jus de fruit, de coca et de cidre. Des militants s’agglutinèrent au premier niveau, là où se situait le micro, d’autres allèrent sur les mezzanines au premier et deuxième étages pour mieux voir. Face à la petite estrade où allait se tenir le candidat, à peut-être 6 mètres, la presse nombreuse avait un emplacement privilégié légèrement en hauteur.

Une voix demanda le port du masque à tous les participants ce à quoi presque tout le monde s’astreignit bien qu’à coté de moi une jeune femme l’avait sur le menton. Je m’abstins de toute réflexion même si je trouvai ça négligent. Nous étions tous très très proches les uns des autres. Beaucoup beaucoup de jeunes. Comme ils doivent souffrir de voir ainsi leur pays!

Le candidat à la présidentielle arriva, à peu près à l’heure, sous les hourras des militants. Très à l’aise. Souriant. Énergique. Sympathique. Son discours fut sans surprise mais j’aimai l’entendre dire qu’il resterait coûte que coûte sur les fondamentaux de sa candidature, i. e. l’immigration, le grand remplacement, le risque de voir la France disparaître. La tonalité de son speech me sembla sur le coup particulièrement optimiste et je pensai qu’il s’agissait de doper les gens présents. Je compris depuis qu’il devait déjà savoir que les derniers sondages lui étaient favorables.

Le discours se finit par la reprise en cœur après qu’Eric Zemmour ait dit vive la république, de “et surtout vive la France”. La Marseillaise fut évidemment chantée.

Il n’y eut aucun événement intempestif. L’anecdote qui m’amusa, fut de voir les jeunes à la console son cherchant précipitamment la musique de la marseillaise juste avant que le discours ne finisse. Mais le timing fut en fin de compte parfait!

Frédéric Le Quer

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