Femmes des années 2020… en politique

Par vendredi 25 mars 2022 Permalink

Alors qu’Emmanuel Macron exhibe sa stature internationale par l’intermédiaire de médias complaisants, les présidentielles proposent aux français un panel de femmes des années 2020. Les deux de la famille Le Pen tiennent les premiers rôles, les autres sont un peu dans leur ombre; certaines, il faut bien l’avouer, se ridiculisent.

Du coté des femmes qui ne sont pas candidates, l’inénarrable Sandrine Rousseau dans le camp écologiste s’est fait connaître. Quand elle passe à la télévision, elle démontre un certain charme, et quand elle cause, elle fait rire.  Tout le monde attend avec impatience sa prochaine saillie drolatique sur l’égalité des sexes. Sarah Knafo, la maîtresse enceinte d’Eric Zemmour, était totalement inconnue avant cette campagne. Ses idées sont controversées à l’intérieur même du mouvement Reconquête. Elle n’a, à aucun moment, été un plus pour le candidat, peut-être même parfois un boulet; je n’insiste pas, mes anciens compagnons du parti diraient encore que je crée un malaise alors que je ne fais que le constater!

Pour contrebalancer ces deux numéros, il y a bien sûr du coté des non candidates Marion Maréchal dont chacune des apparitions prouvent les qualités, qui a eu l’intelligence de se séparer de l’ombre de sa tante, qui a plus bénéficié de son ralliement à Zemmour que Zemmour n’a bénéficié du sien puisqu’elle l’a encore davantage droitisé, et qui apparaît comme une fine tacticienne, une politicienne qui aura, c’est sûr, des responsabilités au pouvoir un jour ou l’autre.

Du coté des candidates, il y a évidemment le calamiteux cas Anne Hidalgo. Tout était rappé le jour où elle a déclaré qu’elle voulait faire en France ce qu’elle faisait pour Paris. Le citoyen y a vu une menace, même si c’est un peu injuste, pour moi par exemple, les pistes cyclables et la gratuité des musées parisiens sont de bonnes mesures. Je n’aime pas tiré sur une ambulance, mais bref, elle n’est de toute façon pas au niveau. Valérie Pécresse est totalement incapable d’avoir le moindre charisme. Son premier meeting de campagne l’a définitivement plombée. Son débat face à Zemmour l’a rendue en plus détestable. Maintenant elle est malade du covid. C’est sans doute ce qu’elle avait de mieux à faire. Je mentionne enfin la candidate trotskiste Nathalie Artaud pour le fun. Mon coeur ira à jamais pour Arlette Laguiller.

Enfin la grande révélation féminine est Marine Le Pen. Quelle force! Rien qu’hier soir, elle a enchaîné une interview avec ce “connard”, dixit le Z, de Gilles Bouleau et ensuite une longue émission sur Cnews. Et elle fut bonne. Très bonne. Elle est d’ailleurs excellente depuis le début de la campagne. Cette femme est transformée grâce au recentrage que lui permet la candidature Zemmour et, idéologiquement, ça lui convient mieux. Elle comprend son programme et elle y adhère ce qui n’était pas le cas il y a 5 ans. Qui sait maintenant jusqu’où elle peut aller si elle ne se fait pas plomber par les barbons de son parti, le père compris…?

Jamais les femmes n’ont eu une telle importance dans la politique française. Bonnes ou mauvaises elles impriment. Elles sont peut-être l’avenir de la France en combattant par leur seule présence l’idéologie extrémiste de l’islam.

Frédéric Le Quer

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