Femme, jusqu’au bout des cuisses

Par Mardi 27 février 2018 Permalink 4

Les polémiques à la télé se suivent avec un point commun qui hystérise la société, LA FEMME. Après tous les scandales d’abus sexuels, il y a maintenant la fille qui vient présenter une émission de divertissement avec un voile et celle qui vient dans une autre émission du même genre avec une mini jupe. Reconnaissons que cela correspond encore à la France d’aujourd’hui même si les voiles sont de plus en plus fréquents et les mini jupes de plus en plus rares!

La femme voilée avait dans l’émission de Cyril Hanouna un grand foulard, cachant son cou, mis de telle sorte que cette manière semble être interdite au Maroc à cause de son caractère politique. Ses soutiens ont tempêté pour dire qu’on était pas au Maroc. Cet argument devait probablement s’entendre comme une façon d’expliquer qu’il y a des pays musulmans et ceux comme la France qui seraient plus musulmans que musulmans, comme dans le temps certains étaient plus royalistes que le roi… ça nous promet de beaux lendemains!

La jolie fille en mini jupe semble d’après ses détracteurs avoir le tort d’être aussi députée. Curieux alors qu’on vante les hommes de pouvoir pour leur sex appeal, les femmes devraient en revanche rester sur leur quant-à-soi… Aurore Bergé avait un sacré sex appeal lors de l’émission de Thierry Ardisson en faisant penser au film d’Eric Rohmer “Les genoux de Clair”. Une femme de pouvoir canon, même si les idées de son parti sont dommageables, cela aurait dû éblouir tous les commentateurs… Ben, non! Un tas de vieux cons de l’âge lui reprochent d’avoir montré ce qu’elle avait de si joli…

Les deux attitudes de ces femmes semblent inacceptables dans notre société qui prône la retenue sur tout. Elle n’a pas d’autre choix d’ailleurs puisqu’elle évolue dorénavant non plus de l’intérieur, non plus par touches posées sur le pays par les générations successives qui le font évoluer, mais la France se transforme à grande vitesse par les apports extérieurs qui débarquent en cherchant à s’imposer. Quant on demande aux étrangers de mettre de coté ce qu’ils ont de plus caractéristiques, de plus clivant, on réclame aux français et surtout aux françaises d’oublier ce qu’ils étaient dans les années 60-70 pour qu’ils s’adaptent mieux aux nouveaux arrivants. C’est ce qui s’appelle perdre son âme.

Frédéric Le Quer