Féminisme à tous les étages

Par jeudi 5 mars 2020 Permalink 1

Le féminisme continue d’inspirer les nouvelles. S’il s’agit d’un moyen radical pour faire reculer l’islamisation des esprits, tant mieux. Mais ses fers de lance laissent un peu sceptique. Entre les pasionarias de la castration comme Virginie Despentes née en 69, ça ne s’invente pas, les actrices aux parents désinvoltes et en mal de promo, abusées il y a un quart de siècle et s’en souvenant maintenant comme Adèle Haenel, les comiques pas drôles comme Florence Foresti qui s’accaparent le sujet pour se mettre 130 000 € dans la poche en une soirée grâce à l’argent du contribuable, ou encore un ministre de la culture, Franck Riester qui se transforme en secrétaire d’état de la condition féminine, oui, oui, ça a existé dans le temps, la question de la place de la femme et de son rapport à l’homme se transforme en foire d’empoigne dont rien d’intéressant ne peut sortir.

Le citoyen un peu éberlué par la place prise par ce champ d’actualité se rend aussi bien compte que tous ces gens craignent à cause du sujet abordé, la femme, de passer pour des islamophobes et qu’y aurait-il de pire dans un pays obsédé par le vivre ensemble que de passer pour islamophobe? Alors l’indignation des people se présente à géométrie variable. Bon, Milla, on s’en fout, elle peut bien se faire menacer de mort par ses camarades de classe musulmans, c’est surement de sa faute. Ladj Ly, celui du film “Les misérables” qui a aidé à nettoyer l’honneur d’un copain dont la sœur n’était plus vierge et a, pour ça, écopé de plusieurs années de prison, est devenu un saint homme que le monde entier nous envie… sauf à Hollywood. Quant aux agressions sexuelles du nouvel an 2016 en Allemagne ou celles dont sont tous les jours victimes des femmes à cause des mentalités arriérées des immigrés, Virginie Despentes n’a rien à en dire sans doute de peur d’être boycottée par France Culture et Libération.

La crédibilité des plaignantes est donc fortement entamée. En plus, quand l’une d’entre elle, Haenel, laisse percer son antisémitisme en juxtaposant sa détestation de Polanski et son admiration pour Céline, toute cette histoire commence à sentir le roussi. L’acharnement contre un juif semble bien utile à faire le pendant aux mentalités inspirées par la religion islamique.

Allez, on ne va pas mettre tout le monde dans le même panier et pour finir il est possible, par optimisme, de célébrer Fanny Ardant visiblement pas très à l’aise avec son prix reçu lors d’une soirée où le terreau sans fin de la bêtise humaine fertilisait sous prétexte d’un féminisme dévoyé, l’obscurantisme artistique envers et contre à la fois le choix des votants et surtout celui du public qui a plébiscité “J’accuse” au grand dam de la bien pensance.

Frédéric Le Quer

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