Félix Joseph Barrias (1822-1907)

Par dimanche 28 février 2021 Permalink 1

La vente classieuse du 27 février de la maison Drouot Estimation témoignait du retour en grâce de la peinture académique du XIXe siècle à travers deux résultats du peintre oublié Félix Joseph Barrias. Son oeuvre est visible aussi bien au musée d’Orsay qu’à l’opéra de Paris ou à l’église de la Trinité, dans le IXe arrondissement de Paris, en péril mais enfin en cours de restauration. Le fini des tableaux de ce peintre, comme le veut l’académie, est impeccable à l’inverse des impressionnistes à qui on reproche le coté esquisse de leur travail. Ses sujets correspondent à ceux de la peinture d’histoire comprenant les sujets religieux et mythologiques, le sommet de la hiérarchie des genres.  Mais il s’attaque aussi aux portraits et aux paysages comme ceux dont on va parler. Comme souvent avec ce genre d’artiste les représentations de la vie contemporaine sont laissées de coté. Sa vie durant il est honoré par le pouvoir et la bourgeoisie.

Ceci dit, il y a peu, les experts ne savaient plus quelle estimation donnée à ses tableaux et ses dessins qui passaient en vente et étaient régulièrement ravalés. C’est pourquoi celui en une n’était estimé qu’entre 200 et 300 euros et celui ci-dessous entre 800 et 1200 €, un peu plus cher, l’expert y ayant possiblement vu une veine synthétiste peut-être plus commerciale. L’engouement actuel pour les peintres académiques poussaient les amateurs à acquérir le paysage italien (à noter que Barrias remporte le prix de Rome en 1844) en une, 20 x 34 cm, pour près de 5000 € et la vue des falaises supposées de Capri, 17,6 x 35 cm, pour un peu plus de 4000 €.

Pour le plaisir, montrons, ci-dessous, un dessin de Félix Joseph Barrias, vendu par la maison Thierry de Maigret, La musique champêtre, étude de figure pour le décor du plafond de l’Opéra, sanguine et rehauts de blanc, 35,5 x 47,5 cm qui fit environ 1700 €.

Frédéric Le Quer

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