Félicien Rops Namur 1833 – Corbeil-Essonnes 1890

Par samedi 12 octobre 2019 Permalink 1

Félicien Rops est le peintre de la bourgeoisie décadente et libidineuse. Les déviances de cette classe sociale décrites crûment dans les œuvres du peintre dont la vie personnelle orageuse n’est pas sans choquée, lui permettent de laisser libre cours à son imaginaire érotique. La littérature et en particuliers “Les fleurs du mal” de Baudelaire lui fournissent matière aux scènes lubriques et débauchées dans un répertoire iconographique néanmoins symboliste où transpercent les thèmes de la mort, du diable et bien sûr de la femme sexuellement insatiable et dangereuse. A l’époque de la naissance de la psychanalyse, l’artiste suscite un vif intérêt de la part des intellectuels en particulier viennois. Mais au lieu d’être lugubre sa peinture emprunte d’ironie s’amuse de scènes scabreuses. On peut même penser qu’un dessinateur comme Reiser s’est inspiré de son lointain prédécesseur belge.

J’ai déjà donné des résultats de vente aux enchères à propos de Félicien Rops lors d’une chronique du 5 avril 2018 qu’on peut retrouver là: https://politiqart.com/drouot-vente-courante-avec-felicien-rops-ou-pas/

Citons néanmoins ce résultat chez Tajan du 24 mai 2017 de 87 920 €, image en une, La tentation de saint Antoine, pastel et grattage. Et montrons le dessin ci-dessous vendu chez Pierre Bergé dans une vente du 30 mars 2009 en partie consacrée à l’artiste qui fit avec les frais environ 6 000€.

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