Et est arrivé Zemmour au Bataclan!

Par dimanche 14 novembre 2021 Permalink 1

La commémoration des attentats du 13 novembre 2015 tournait gentiment en rond. Tous les politiques venaient déposer leur bouquet de fleurs se recueillant quelques instants pour la photo puis passaient à autre chose. C’était d’autant plus facile que, soi-disant par respect, il fallait rester muet, muet comme pétrifié, muet comme sidéré, muet comme si aucun mot ne pouvait être à la hauteur de la tragédie. Au même moment, le procès des terroristes ronronnait aussi. Les parties civiles racontaient leur drame à la barre d’un tribunal dans lequel seul Salah Abdeslam hurlait sa vérité à la face de tous, la vérité d’un fou d’Allah, la vérité d’un guerrier devant des français résignés à la défaite, acceptant leur extermination en cours.

Bref un sentiment général terrible était en train de s’ancrer dans l’opinion; les morts dans l’attentat sont la faute à pas de chance! Tout est inéluctable. Notre sort est scellé.

Et puis est arrivé Zemmour au Bataclan. Ce n’était pas pour s’apitoyer. Ce n’était pas comme les autres avant lui pour faire acte de présence. Ce n’était pas pour fermer sa gueule. Il est venu comme on l’aime. Il est venu en combattant. Il est venu mettre les points sur les i. Et la vérité bouleverse le microcosme politico journalistique. “C’est une affaire de migration, c’est même une affaire de guerre de civilisation”. Rien d’original, il suffit d’écouter Abdeslam qui le revendique pour comprendre comme dit Zemmour “le sens de l’histoire”. Mais que le camp des français ose s’exprimer ainsi est déjà trop pour le politiquement correct. Mieux, Eric Zemmour dénonce les responsables et le premier d’entre eux François Hollande qui a pris une “décision criminelle en laissant les frontières ouvertes”.

Alors nos journaleux de pleurer à la provocation! Ah! ils sont beaux tous ces gens qui poussent la population à baisser la tête, qui voudraient encore la noyer sous un flot de réfugiés venus d’Irak pour nous faire la peau! Des salauds. Il n’y a pas d’autres mots. Mais Eric Zemmour ne se tait pas. Il regarde droit dans les yeux ses interlocuteurs comme il vient de faire dans le 11e arrondisement de Paris et leur raconte le réel. Les tartufes sont choqués mais les français respirent enfin au son de la vérité qui ne leur est pas dévoilée parce qu’ils la connaissent, mais qui leur est décrite telle qu’ils la ressentent avec les mots d’un intellectuel proche du peuple.

Chacune des prises de parole d’Eric Zemmour est une bouffée d’oxygène. Un jour, dans longtemps, soulagés, il faut en rêver, nous lirons ses mémoires de guerre, ses mémoires d’espoir.

Frédéric Le Quer

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